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Fannie Mae et Freddie Mac remboursement une partie de leur prêt à Washington

01/07/2013 04:47 EDT | Actualisé 31/08/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Les services de refinancement immobilier Fannie Mae et Freddie Mac ont versé 66,3 milliards $ à l'administration américaine en paiements de dividendes, alors que les deux sociétés ont enregistré des gains plus importants que prévu au début de l'année, a indiqué Washington, lundi.

Fannie Mae s'est acquittée de la somme la plus importante, avec 59,4 milliards $ remis au trésor public américain, tandis que Freddie Mac en a payé 7 milliards $. Ces versements témoignent par ailleurs de la reprise que connaissent les géants du prêt hypothécaire, en plus de contribuer à réduire le déficit fédéral pour l'année financière en cours aux États-Unis.

L'administration Obama avait, dans la tourmente de la crise financière de 2008, accepté de secourir ces deux sociétés durement touchées par leurs pertes dans des hypothèques à haut risque — les célèbres «subprimes».

Fannie Mae a remboursé 95 des 116 milliards $ qui lui ont été prêtés, contre 37 des 71,3 milliards $ pour Freddie Mac. Les sociétés ont l'obligation, en vertu d'une réglementation fédérale adoptée l'été dernier, de rembourser au Trésor à tous les trimestres la totalité de leur excédant net au-delà de 3 milliards $.

Ces versements contribueront par ailleurs à réduire le déficit fédéral et surviennent alors que l'année financière en cours connaît une meilleure performance en raison des recettes fiscales accrues.

Par ailleurs, la banque Citigroup a consenti lundi à verser 968 millions $ à Fannie Mae pour résoudre un contentieux sur d'éventuelles réclamations de prêts hypothécaires effectués entre 2000 et 2012.

Une part considérable des prêts ont été consentis pendant le boom immobilier aux États-Unis, et les géants comme Fannie Mae et Freddie Mac ont tous deux contracté des prêts hypothécaires auprès d'établissements bancaires tels Citigroup pendant cette période.

Les deux sociétés plaident qu'elles ont été trompées par la banque, qui leur aurait menti sur la santé des «subprimes» achetés. Elles exigeaient depuis des années un remboursement de ces prêts.

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