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Des indicateurs optimistes aux USA, mais pas en Europe

01/07/2013 05:45 EDT | Actualisé 31/08/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Des indicateurs économiques publiés lundi sont plutôt optimistes aux États-Unis, mais davantage moroses dans la zone euro.

L'activité manufacturière aux États-Unis a augmenté en juin, grâce à des carnets de commandes mieux garnis et à une hausse des exportations et de la production, gonflés par la croissance économique à l'étranger. L'index de l'activité manufacturière avait pourtant atteint en mai son plus bas depuis quatre ans. Les manufacturiers américains pourraient même recouvrer la santé au cours de la deuxième moitié de l'année.

Par contre, l'emploi dans le secteur manufacturier a atteint en juin son plus bas niveau depuis septembre 2009, ce qui suggère que les chiffres de l'emploi en juin, qui seront annoncés vendredi prochain, montreront des réductions d'effectifs dans l'industrie manufacturière pour le quatrième mois consécutif.

Par ailleurs, les dépenses dans la construction résidentielle aux États-Unis ont augmenté en mai, pour atteindre leur plus haut niveau en quatre ans et demi, a indiqué le département du Commerce. Les dépenses dans tout le secteur de la construction ont donc augmenté de 0,5 pour cent par rapport à avril, malgré une baisse importante dans le secteur non résidentiel.

Mais en Europe, on apprenait lundi que le taux de chômage en mai avait atteint un nouveau record.

L'agence de la statistique Eurostat a indiqué que le taux de chômage a augmenté d'un point de pourcentage dans la zone euro en mai, pour atteindre 12,1 pour cent.

Même s'il s'agit d'une hausse relativement modeste, à l'exception de l'Italie, les analystes prévoient toujours que le chômage dans la zone euro continuera à augmenter, alors que la région est encore aux prises avec une récession qui dure depuis la fin de 2011.

Alors que l'Allemagne et l'Autriche, par exemple, s'en tirent toujours bien avec des taux de chômage respectifs de 5,3 et 4,7 pour cent en mai, en baisse, d'autres pays sont encore durement frappés: l'Espagne affiche un taux de 26,9 pour cent, comme la Grèce à 26,8 pour cent en mars — les statistiques dans ce pays sont compilées selon un calendrier différent.

La chancelière allemande, Angela Merkel, présidera mercredi une réunion des ministres du Travail de l'Union européenne pour lutter contre le chômage chez les jeunes, qui atteint 23,8 pour cent dans les 17 pays de la zone euro. Mais le taux de chômage chez les 15-24 ans atteint maintenant 56,5 pour cent en Espagne et 59,2 pour cent en Grèce.

En comparaison, le taux de chômage chez les 16-24 ans aux États-Unis est de 16,3 pour cent.

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