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L'Equateur appelle l'Unasur à analyser l'espionnage américain révélé par Snowden

30/06/2013 05:30 EDT | Actualisé 30/08/2013 05:12 EDT
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Ecuadorean President Rafael Correa checks some documents during his programme 'Enlace Ciudadano', at the Refineria del Pacifico camp, in El Aromo, Manabi, 390 west of Quito, on June 29, 2013. Correa said he has spoken with US Vice President Joe Biden about Edward Snowden, and that the US official asked Ecuador to reject the fugitive intelligence leaker's asylum request. Tensions with the United States rose last week, with Washington warning Quito against granting the fugitive asylum whilst the leftist government defiantly pulled out of a trade pact with the US, claiming it had become an instrument of 'blackmail'. AFP PHOTO / RODRIGO BUENDIA (Photo credit should read RODRIGO BUENDIA/AFP/Getty Images)

QUITO - L'Equateur a appelé dimanche l'Union des nations sud-américaines (Unasur) à analyser le programme d'espionnage révélé par l'ancien collaborateur du renseignement américain, Edward Snowden, dont Washington réclame l'extradition.

"Le moment est venu pour l'Unasur d'analyser avec attention ce qu'a dénoncé Snowden et de demander des explications aux Etats-Unis", a déclaré le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, dans un message posté sur son compte Twitter.

L'Unasur regroupe, outre l'Equateur, onze autres pays de la région, dont l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Chili, ou encore le Pérou.

A l'origine d'informations explosives sur de vastes programmes américains de surveillance des communications, Edward Snowden, ancien consultant de l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, est bloqué depuis dimanche dans l'aéroport de Moscou, en provenance de Hong Kong, son passeport ayant été annulé.

"La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a-t-elle été au courant du programme d'espionnage massif au niveau mondial ? Ont-ils exprimé leur inquiétude et ont-ils demandé des explications", a interrogé M. Patiño.

Les autorités de Quito, qui ont reçu une demande d'asile de la part du fugitif américain, ont rappelé que celle-ci ne pourrait être instruite que lorsque ce dernier se trouverait sur le sol équatorien, affirmant que son sort était entre les mains de la Russie.

L'Union européenne, qui aurait également été la cible du programme d'espionnage de la NSA, a réclamé des explications au gouvernement américain qui a fait savoir dimanche qu'il répondrait "par voie diplomatique".