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Meurtre d'un Canadien: la veuve portoricaine est arrêtée en Espagne

30/06/2013 09:12 EDT | Actualisé 30/08/2013 05:12 EDT

KINGSTON, Jamaïque - Une femme accusée d'avoir embauché quelqu'un pour tuer son riche époux canadien à Porto Rico a été arrêtée dimanche par la police, en Espagne, après avoir été recherchée pendant cinq ans en lien avec le présumé complot, selon le FBI.

Selon Moises Quinones, porte-parole du FBI à Porto Rico, Aurea Vazquez Rijos a été appréhendée par la police espagnole dans un aéroport de Madrid. La suspecte a été placée en détention alors qu'elle descendait d'un vol en provenance d'Italie, où elle a vécu pendant des années et a donné naissance aux jumeaux issus d'une autre relation.

Un jury américain a accusé Vazquez, en 2008, d'avoir offert 3 millions $ US à un homme pour tuer son mari, le promoteur immobilier Adam Anhang. Elle a nié les accusations, mais a refusé de collaborer avec les enquêteurs et a fui Porto Rico pour l'Italie, où elle a vécu à Florence et, plus récemment, à Venise.

Abe Anhang, le père de la victime, a mentionné dimanche que les autorités l'avaient averti que la soeur de Vazquez et son ex-mari avaient également été accusés et arrêtés à Porto Rico en lien avec le meurtre de son fils en 2005.

M. Anhang, domicilié à Winnipeg, a déclaré par téléphone qu'il espérait que «justice soit rendue» après une «si longue attente».

Après le meurtre de son époux, Vazquez a refusé de collaborer et a intenté une poursuite en cour civile contre la famille de son défunt conjoint, réclamant 1 million $ en dommages et plusieurs millions supplémentaires de son héritage. Un juge portoricain a rejeté la cause.

Adam Anhang, âgé de 32 ans, a été battu et poignardé à mort dans un populaire quartier touristique de San Juan, la capitale de Porto Rico, en septembre 2005, alors qu'il marchait avec son épouse. Il a été tué alors qu'ils venaient de discuter de leur divorce à venir. Vazquez n'a subi que des blessures mineures lors de l'attaque.

Un Portoricain erronément condamné a passé huit mois dans une prison à sécurité maximale pour ce meurtre, avant d'être relâché en juin 2008 après qu'un autre homme, Alex Pabon Colon, eut été inculpé de l'assassinat. Depuis, le FBI désirait arrêter la veuve, mais a rencontré des problèmes, puisque l'Italie n'extrade pas les suspects risquant la peine de mort.

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