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Jonathan Drouin on ne peut plus comblé d'être choisi par le Lightning

30/06/2013 05:04 EDT | Actualisé 30/08/2013 05:12 EDT

NEWARK, États-Unis - Jonathan Drouin n'est pas le plus démonstratif, ni le plus volubile, mais on voyait bien qu'il ne pouvait pas être plus heureux, dimanche. Son souhait s'est réalisé: le Lightning de Tampa Bay l'a réclamé au troisième rang de la séance de repêchage de la LNH.

L'attaquant des Mooseheads de Halifax parlait déjà comme s'il était un membre de l'équipe, affirmant qu'il avait hâte de rencontrer ses nouveaux coéquipiers.

«Tampa, c'est l'équipe que je voulais qui me repêche. Ils (sic) ont plusieurs jeunes joueurs. Je veux m'intégrer au groupe au plus tôt», a-t-il affirmé.

Vendredi, Drouin s'était dit prêt à chausser les patins de Vincent Lecavalier, dont le contrat venait d'être racheté par l'équipe, et le fabricant de jeux rêvait à la possibilité d'alimenter l'as marqueur Steven Stamkos.

En soirée, il rencontrait de nouveau les dirigeants du Lightning. On ne l'avait assuré de rien, mais il y croyait de plus en plus.

Drouin a été un des six joueurs de la LHJMQ, le premier Québécois, réclamés au premier tour. C'est la meilleure moisson de la ligue depuis sa récolte record de sept en 1998.

«C'est un bel honneur d'être le premier Québécois, et c'est une journée que je ne suis pas prêt d'oublier. C'est encore mieux que je l'avais imaginé.»

Il était heureux pour son coéquipier des Mooseheads de Halifax, Nathan MacKinnon, le tout premier choix de la séance. Il avait déjà hâte de croiser le fer avec l'Avalanche du Colorado, la saison prochaine.

Les autres Québécois sélectionnés ont été Samuel Morin, de l'Océanic de Rimouski (11, Flyers de Philadelphie), Anthony Mantha, des Foreurs de Val-d'Or (20, Red Wings de Detroit), Frédérik Gauthier, de l'Océanic (21, Maple Leafs de Toronto), et Émile Poirier, des Olympiques de Gatineau (22, Flames de Calgary).

Drouin, qui mesure cinq pieds 11 pouces et qui pèse 192 livres, possède une vision périphérique et des talents de passeur qui rappellent à plusieurs recruteurs un jeune Joe Sakic. D'autres avancent le nom de Steve Yzerman, directeur général du Lightning.

«C'est flatteur, mais on pourra porter un véritable jugement dans 20 ans seulement», a résumé en souriant le hockeyeur natif de Sainte-Agathe-des-Monts.

L'émule de Pronger

Morin, seul défenseur du groupe, était très heureux de se retrouver chez les Flyers. Émule de Chris Pronger, les Flyers voyaient le géant de six pieds et six pouces dans leur soupe, et son conseiller Pat Brisson lui avait vendu la mèche.

«Les Flyers étaient mon premier choix, je ne peux pas demander mieux. Ils jouent le style de jeu que j'affectionne.»

Il était surtout content d'avoir la chance de rencontrer Chris Pronger (maintenant à la retraite), le défenseur qu'il a toujours idolâtré.

«J'essaie de copier son style, d'être un leader et un gars robuste comme lui, a noté le géant de Saint-Henri, sur la rive-sud de Québec. C'était spécial de le rencontrer. J'ai figé et je lui ai dit 'Hi', c'est tout.»

Classé 23e espoir nord-américain, il était guère surpris de sortir en 11e position, en raison de tous les efforts qu'il a faits au cours de la dernière année.

De son côté, Mantha s'attendait d'être réclamé dans le top-15, et il ne cachait pas une légère déception. Il n'aurait pas parié sur les Red Wings, pensant plutôt aux Sabres de Buffalo.

«C'est tout un honneur, j'ai déjà leur logo tatoué sur le coeur», a dit le seul marqueur de 50 buts dans la LHJMQ, la saison dernière.

Mantha s'est dit choyé de joindre la prestigieuse organisation pour laquelle son grand-père André Pronovost a joué dans les années 1960.

Gauthier, un gaillard de six pieds cinq pouces, était heureux de joindre les rangs des Maple Leafs, une équipe qu'il n'a pas particulièrement détestée dans son enfance.

«J'ai grandi à 20 minutes de Montréal, mais je n'étais pas un partisan du Canadien. Je ne suivais pas le hockey», a dit Gauthier avec détachement.

Le patineur de Saint-Lin, dans les Laurentides, s'est décrit comme un joueur de centre excellant en défense. On le compare parfois à Jordan Staal, des Hurricanes de la Caroline, en raison de son intelligence au jeu.

Les Flames ont quelque peu surpris en sélectionnant Poirier à l'aide de leur deuxième choix de première ronde. Poirier, un combatif et rapide ailier, a connu une belle progression en deuxième moitié de saison.

«Je vais me présenter au camp en grande forme et je vais tout donner. Je fais confiance aux Flames. Ils prendront la meilleure décision pour mon développement», a-t-il répondu, quand on lui a demandé s'il s'estimait prêt à faire le saut dans la LNH.

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