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Festival de jazz 2013: Les Barr Brothers créent la surprise (PHOTOS)

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BARR BROTHERS
The Barr Brothers en concert le 29 juin 2013. (Crédit photo: David Kirouac) | David Kirouac

The Barr Brothers a offert une magnifique immersion dans son univers samedi soir, à la place des Festivals, dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. Le quatuor montréalais ayant déjà attiré ses fans les plus aguerris au-devant de la foule, plusieurs curieux se sont laissé entraîner en entendant leurs premières notes. Le parterre s’est rempli en l’espace de quelques secondes et tous tendaient attentivement l’oreille pour découvrir leur folk-country expérimental.

Le public a eu droit à une douce entrée en matière, sur la pièce Sleeping Operation*. Chaque musicien s’installait tranquillement sur son, ou plutôt ses instruments…ils utilisent une multiplicité d’objets pour créer des sons. On ne peut quitter des yeux le chanteur Brad Barr lorsqu’il fait vibrer sa fameuse corde libre sur sa guitare. On s’étonne par la souplesse d’Andrew Barr, le percussionniste, qui fait habilement glisser ses mains par-dessus, par-dessous, pour créer des rythmes sur Old Mythologies. On est charmé par la minutie de Sarah Pagé à la harpe. Les spectateurs remarquent peu à peu le rapport tout en finesse qu’ils dressent avec leur instrument.

De nouvelles mélodies

Naviguant entre de nouvelles compositions et des titres de leur album éponyme, les Barr Brothers ont créé d’admirables ambiances sur chaque morceau, permettant de s’évader quelque part sur une route en pleine canicule…disons à Chelsea, tel le titre d’une chanson inédite (Kisses from Chelsea*) interprétée durant la soirée.

Quelques invités sont aussi montés sur la scène TD; Amy Millan s’est joint à la troupe pour ajouter sa voix à la mélodieuse Ohh, Belle, chaleureusement applaudie par la foule. Mamadou Koita a apporté une touche africaine à Give the Devil Back His Heart. Trois musiciens ont également formé une section de cuivres durant quelques morceaux.

Les solos d'abord…

Même si certaines oreilles endormies diront avoir un sentiment de répétition d’une chanson à l’autre, la musique organique des Barr Brothers crée plutôt l’effet d’un fluide voyage auditif. Les quatre artistes ne se gênent pas pour intégrer de longs solos à leur pièce; à la harpe, Sarah Pagé crée une transition ô combien émouvante entre leur version de Who’s Gonna Shoe Your Pretty Little Feet (Woody Guthrie) et Love Ain’t Enough*, sur laquelle Brad Barr et Andres Vial offrent ensuite un robuste duo à la basse et à la guitare.

Aisance déconcertante, les Barr Brothers ont prodigieusement connecté avec le public. Mieux encore, ils lui ont permis de se vider l’esprit et de vivre leur musique avec eux. Quelques minutes après la première des deux performances qu’ils donnaient samedi soir, la twittosphère abondait déjà de commentaires élogieux envers le groupe.

* Les titres mentionnés plus haut sont assujettis à changement, le groupe étant à l’élaboration d’un prochain album.

EN IMAGES:

Festival de jazz: 29 juin 2013
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