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Une jeune Pakistanaise accusée de blasphème vit maintenant au Canada

29/06/2013 10:04 EDT | Actualisé 29/08/2013 05:12 EDT

Rimsha Masih et sa famille habitent à Toronto après avoir fui le Pakistan où la jeune fille chrétienne a été accusée de blasphème, a appris CBC. L'histoire de l'adolescente de 14 ans tout au plus avait indignée la communauté internationale.

Il était allégué qu'elle avait profané le Coran en en brûlant des pages. Un voisin l'avait dénoncé. Rimsha Masih, qui serait atteinte de trisomie 21, avait été arrêtée au mois d'août 2012 et avait passé 25 jours dans une prison pour adulte avant d'être relâchée sous caution.

Cet incident a suscité de nouveaux appels à une réforme des lois sur le blasphème au Pakistan, qui ont souvent été utilisées pour viser des minorités religieuses et pour régler des conflits personnels.

La police croit que Rimsha Masih a pu être victime d'un coup monté par un religieux qui aurait lui-même profané le Coran puis essayé de passer la jeune fille pour la coupable.

La justice pakistanaise a abandonné les charges qui étaient retenues contre elle au mois de novembre 2012. Pourtant, des personnes qui la soutiennent affirment que sa famille a décidé de se cacher parce qu'elle recevait encore des menaces.

Voyage secret

La famille a fait le voyage du Pakistan au Canada en secret il y a quelques semaines, s'installant dans un endroit non identifié à Toronto, selon Peter Bhatti, qui gère une organisation chrétienne et les aide à s'installer au pays.

Peter Bhatti affirme qu'il était nécessaire que Rimsha Masih, ses parents, son frère et sa sœur quittent le Pakistan pour vivre en sécurité.

Permission spéciale

Peter Bhatti dit que l'adolescente et sa famille ont reçu une permission spéciale du gouvernement fédéral pour vivre au Canada et qu'ils sont tous soulagés et heureux. Selon lui, l'adolescente s'épanouit dans sa nouvelle maison. « Elle se porte à merveille. Elle apprend à l'école, tous les jours, elle va à l'école, elle étudie, et elle commence à parler plus », précise-t-il.

Peter Bhatti refuse cependant de dire où elle se trouve exactement, expliquant qu'elle pourrait encore être la cible d'extrémistes. Les représentants du bureau du ministre de l'Immigration, Jason Kenney, ont refusé de commenter sur cette affaire en vertu du respect de la vie privée.

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