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Syrie: l'armée de Bachar el-Assad bombarde sans interruption la ville de Homs

29/06/2013 03:22 EDT | Actualisé 29/08/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - Des avions de guerre de l'armée syrienne et des troupes au sol ont bombardé les quartiers aux mains des rebelles dans la ville de Homs, samedi, alors que le régime de Bachar el-Assad a renforcé son offensive pour reprendre le contrôle de la troisième ville en importance au pays, selon ce qu'ont rapporté des militants.

Les forces gouvernementales ont lancé des offensives dans différentes zones de la Syrie ces dernières semaines, faisant des percées là où ils avaient dû céder du terrain aux rebelles un an plus tôt.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, basé à Londres, a indiqué que des raids aériens avaient frappé deux districts du centre de Homs, ajoutant que l'armée avait aussi effectué des tirs de mortiers en direction des quartiers environnants.

Un rebelle de Homs a de son côté affirmé que des chars d'assaut étaient impliqués dans les bombardements, et que l'armée tentait de faire des avancées sur tous les fronts.

Les bombardements se poursuivaient sans relâche depuis 10 h samedi matin dans certains districts de Homs ainsi que dans la vieille partie de la ville, a affirmé le militant Tariq Bardakhan lors d'un entretien via Skype.

L'armée syrienne affirme être en bonne position depuis la prise de Qousseir, plus tôt ce mois-ci, lors d'affrontements où les troupes gouvernementales avaient reçu l'appui des combattants du Hezbollah libanais. Ils ont ensuite repris le contrôle des villages sur les routes reliant la capitale, Damas, à la région frontalière avec le Liban et la Jordanie.

Les rebelles ont eux aussi déclaré avoir remporté des victoires, notamment dans la ville de Daraa, au sud du pays. Après deux semaines de combats, ils ont réussi à y prendre le contrôle d'un poste de contrôle de l'armée, vendredi.

La guerre civile qui fait rage en Syrie depuis plus de deux ans a fait plus de 100 000 morts selon l'Observatoire syrien de Londres, alors que les Nations unies ont fixé le bilan des victimes à 93 000 morts.

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