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Festival de jazz 2013 : une ouverture en douceur pour Feist (PHOTOS/VIDÉO)

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Feist en concert, le 28 juin 2013. (Crédit photo: Agence QMI)
Feist en concert, le 28 juin 2013. (Crédit photo: Agence QMI)

Dame nature s’est montrée plutôt clémente envers la grande foule qui s’était massée à la place des Festivals pour admirer la chanteuse canadienne Feist, vendredi soir, en ouverture de la 34e édition du Festival international de jazz de Montréal. Alors que les festivaliers s’attendaient au pire, armés de leur parapluie et de leur accoutrement automnal, Madame météo a retenu ses gouttes de pluie. Fiou!

« Il a arrêté de pleuvoir ! », s’est exclamée Feist, quelques minutes après être entrée sur scène. Vrai qu’elle semblait, elle aussi, soucieuse de la tenue du spectacle. Plus tôt dans la journée, lors d’une conférence de presse, elle avait d’ailleurs raconté avoir dû quitter la scène d’un concert donné à New York au début du mois en raison des intempéries.

L’auteure-compositrice-interprète a donné une prestation tout en légèreté, débutant par A Commotion et My Moon My Man, qu’elle a modifié pour offrir une livraison vocale plus texturée. Bien que le renouvellement ait été chanté avec une grande finesse, les spectateurs ne pouvaient fredonner avec elle, sa nouvelle version détonnant trop de son air habituellement entraînant.

De jolies harmonies

Toujours aussi sublime, vêtue d’une robe blanche et enveloppée d’un long châle, Leslie Feist a fait quelques jeux d’harmonies avec le public, notamment sur I’m Sorry, de son deuxième effort, The Reminder. Invitant les francophones à chanter une note, puis les anglophones à renchérir sur une autre note, elle a aussi inclus les « jazzy people from other countries » à créer les aigus. Feist s’est transformée en femme-orchestre durant quelques minutes!

« Je n’ai jamais vu un aussi long corridor de gens respectueux et attentif », a-t-elle déclaré avant de proposer la mignonne Mushaboom, un des moments forts de la soirée. Sans même qu’elle invite la foule à faire les choeurs, ses plus grands fans se sont occupées de chantonner les «shaboom, shaboom ». C’était merveilleux d’observer un public aussi passionné…

Feist a misé sur un spectacle plutôt minimaliste, accompagnée de seulement deux musiciens. Le batteur a d’ailleurs livré, avec une belle intensité, une Let it Die plus robuste. Le visuel était épuré et esthétique. Mis à part les quelques feux d’artifice que les festivaliers ont pu admirer durant Feel it All, il n’y avait que la voix de la chanteuse, tout aussi délicate que puissante, à savourer.

Mi-figue, mi-Feist

Offrant un beau mariage de ses trois albums (Let It Die, The Reminder et Metals), l’artiste a tout de même laissé les spectateurs sur leur appétit. Pour un événement d’envergure comme ceux proposés par le Festival de jazz, on aurait pu s’attendre à un concert un peu plus enrobé de la part de Feist. Il manquait non seulement d’instruments sur scène, mais aussi de surprises… Disons qu’elle aurait pu beurrer un peu plus épais! Aucun invité, aucun duo, encore moins un extrait de Broken Social Scene, seule la pièce Limit to Your Love a été spécialement revue, selon la reprise de James Blake, un artiste de l’heure.

Déjà qu’il avait fallu être patient avec la chanteuse qui est apparue avec plus de 25 minutes de retard, plusieurs fans sont repartis bredouille de la place des Festivals, puisqu’elle n’a pas interprété 1234, ni même au rappel…

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Festival de jazz: 28 juin 2013
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