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Le secrétaire d'État américain pousse Israël et la Palestine à négocier

29/06/2013 10:08 EDT | Actualisé 29/08/2013 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Le secrétaire d'État américain John Kerry a maintenu un rythme effréné d'allers et retours diplomatiques, samedi, pour pousser Israël et les Palestiniens à reprendre les négociations de paix. Le plus important diplomate des États-Unis se préparait à rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas pour la troisième fois en autant de jours, même si cela pourrait retarder l'arrivée de M. Kerry à une conférence en Asie.

Les responsables américains, israéliens et palestiniens ont tous refusé de dévoiler les détails des discussions.

M. Kerry a simplement dit qu'il «travaillait fort» lorsqu'un journaliste l'a interrogé à savoir si des progrès étaient réalisés. Malgré tout, plusieurs indices révèlent que les rencontres ont dépassé les simples échanges informels.

La plupart des discussions du secrétaire d'État ont duré au moins deux heures, voire quatre pour son souper, jeudi soir, avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Des responsables juridiques, militaires et d'autres domaines ont accompagné M. Nétanyahou lors d'une nouvelle rencontre, samedi soir, peut-être une indication que les discussions ont atteint un autre niveau.

Un responsable du département d'État a indiqué que M. Kerry était prêt à rencontrer M. Abbas pour une troisième fois, dimanche, si le secrétaire estimait que cela pourrait être «utile» au processus de paix au Proche-Orient.

Il existe un fort scepticisme à propos de la possibilité que M. Kerry puisse amener les deux parties à s'entendre sur une solution à deux États. Il s'agit d'une conclusion que présidents et diplomates ont été incapables d'obtenir depuis des années. Mais le grand nombre de rencontres a relancé les espoirs, à tout le moins, d'un redémarrage des négociations, qui se sont enlisées en 2008.

Par le passé, M. Abbas a indiqué qu'il ne négocierait pas à moins qu'Israël cesse de construire des colonies en territoires occupés, ou accepte les frontières de 1967, soit avant la prise de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem-Est, le tout servant de point de départ pour des négociations frontalières.

Israël a rétorqué qu'il n'y aurait pas de conditions préalables à de nouvelles discussions.

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