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Joe Biden veut que Quito refuse l'asile politique à Edward Snowden

29/06/2013 03:50 EDT | Actualisé 29/08/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Le vice-président Joe Biden a demandé à l'Équateur de ne pas accorder l'asile politique à l'ancien analyste de la National Security Agency Edward Snowden, a indiqué le président équatorien, samedi.

Rafael Correa a soutenu avoir eu une «conversation amicale et très cordiale» avec M. Biden, affirmant l'avoir assuré que l'Équateur n'avait pas demandé à être placé dans une telle position. Il a ajouté que son pays ne pouvait évaluer une demande d'asile d'Edward Snowden avant que celui-ci ne soit bel et bien arrivé sur le territoire équatorien.

M. Correa a soutenu que dès qu'il arriverait au pays, «s'il devait le faire», la première chose que son gouvernement ferait serait de consulter les États-Unis pour leur demander leur avis, comme ce fut le cas avec la Grande-Bretagne pour les démarches regardant Julian Assange. Le fondateur du groupe WikiLeaks avait ainsi reçu l'asile en séjournant dans l'ambassade équatorienne à Londres.

Le président Correa a toutefois souligné que la décision finale revenait à son gouvernement.

Une porte-parole de la Maison-Blanche, Bernadette Meehan, a confirmé que les deux hommes avaient conversé au téléphone samedi et que l'affaire Snowden avait bien été abordée. Elle a toutefois refusé de donner davantage de détails.

Le dossier n'avait encore jamais été discuté dans d'aussi hautes sphères depuis qu'il a été révélé que l'Américain en fuite tentait de se rendre en Équateur.

M. Correa a déclaré, dans son discours hebdomadaire à la télévision, que M. Biden s'était montré beaucoup plus courtois que les sénateurs américains ayant menacé son pays de sanctions économiques s'il refusait de collaborer.

Il a néanmoins critiqué ce qu'il considère comme l'hypocrisie de l'administration Obama, rappelant la demande d'extradition de son gouvernement concernant deux banquiers équatoriens partis aux États-Unis.

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