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Finale de rêve

29/06/2013 10:50 EDT | Actualisé 29/08/2013 05:12 EDT

RIO DE JANEIRO - C'est le match de finale dont bien des amateurs rêvaient au début de cette Coupe des confédérations.

Un texte d'Antoine Deshaies

Le pays hôte, chancelant au cours des derniers mois, affrontera l'équipe à battre, l'Espagne, invaincue à ses 27 derniers matchs. Pour certains, c'est un duel entre la meilleure nation de l'histoire et possiblement la meilleure génération.

« Ce match a tout pour passer à l'histoire », a dit Neymar en conférence de presse, vendredi. L'attaquant de 21 ans vivra sans aucun doute la soirée la plus marquante de sa jeune carrière.

Auteur de trois buts et deux passes décisives en quatre matchs jusqu'ici, le Brésilien pourrait éblouir son pays une dernière fois avant de traverser l'Atlantique. Il joindra le FC Barcelone dès la saison prochaine.

Pour atteindre la finale, le Brésil a vaincu l'Uruguay 2-1 mercredi, en demi-finale. Un jour plus tard, les Espagnols ont souffert dans la chaleur et l'humidité pour finalement venir à bout des Italiens 7-6 aux tirs au but.

Le Brésil a donc un net avantage côté fraîcheur.

« L'Espagne est spectaculaire, mais a aussi quelques défauts, a noté Luiz Felipe Scolari, sélectionneur brésilien. C'est une équipe qui a tout gagné depuis six ans avec le même noyau de joueurs. Mais nous avons retrouvé la crédibilité auprès de nos partisans. Nous pouvons les battre avec le bon état d'esprit. »

Livre d'histoire mince

Brésil et Espagne s'affronteront seulement pour une sixième fois en compétitions officielles et pour la première fois en 27 ans. La dernière fois, à la Coupe du monde mexicaine de 1986, le Brésil l'avait emporté 1-0.

Les deux nations s'étaient également retrouvées en match amical en 1999 et avaient clos le débat sur un terne 0-0.

Plus de 78 000 spectateurs sont attendus au mythique stade Maracana, véritable château fort de l'équipe nationale brésilienne. La Seleçao a remporté 74 des 104 matchs qu'elle a disputés dans son stade national depuis l'inauguration en 1950.

Le Brésil s'est incliné sept fois seulement au Maracana.

« C'est du Brésil que viennent les pères du football, a dit le sélectionneur espagnol Vicente Del Bosque. Ce stade a vécu tellement de moments extraordinaires. Nous sommes très heureux d'y disputer la finale et nous espérons être aussi de la finale de la Coupe du monde l'an prochain. »

Finale sous haute tension

Pendant que le match de la finale sera joué sous le signe du suspense, une tension d'un tout autre ordre pourrait régner à l'extérieur de la mythique enceinte.

Des milliers de manifestants se sont donné rendez-vous à Rio de Janeiro pour protester contre la corruption du gouvernement et pour dénoncer la privatisation du Maracana.

Un contingent de 11 000 policiers assurera la sécurité autour du stade. Depuis le début du tournoi, plusieurs manifestations en marge des matchs ont tourné à l'affrontement entre manifestants et forces policières.

La présidente Dilma Roussef, en chute libre dans les sondages depuis deux semaines, n'assistera pas à la grande finale.

Aux côtés de Sepp Blatter, le président de la FIFA, la présidente brésilienne avait été copieusement huée par la foule de Brasilia lors du premier match du tournoi.

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