Le scandale des dépenses des sénateurs fait mal aux conservateurs de Stephen Harper. Pour la première fois en près de sept ans de pouvoir, les appuis au Parti conservateur tombent sous le seuil des 30% à l'échelle du pays.

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  • Pierre-Hugues Boisvenu

    Au début du mois de mars 2013, le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu faisait déjà l'objet de soupçons quant à ses <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/politique-canadienne/201303/01/01-4627063-le-senateur-boisvenu-a-touche-des-milliers-de-dollars-en-allocation-de-logement.php" target="_blank">allocations de dépenses</a>. Le sénateur bien connu affirmait que son condo de Sherbrooke constituait toujours son lieu de résidence principal, bien que celui-ci soit occupé par son ex-femme. Pierre-Hugues Boisvenu réside plutôt dans la région de l'Outaouais, tout près d'Ottawa.

  • Une relation interdite

    Au mois de mai 2013, c'est la <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/05/13/mystere-senateur-pierre-hugues-boisvenu-nouvelles-fonctions-petite-amie_n_3265273.html" target="_blank">relation amoureuse de Pierre-Hugues Boisvenu avec son adjointe au Sénat</a> qui a mis le sénateur dans l'eau chaude. En effet, le code d'éthique de la Chambre haute interdit aux sénateurs d'embaucher un proche. La dame a finalement été mutée à d'autres fonctions et le sénateur affirme avoir mis un terme à leur relation.

  • Patrick Brazeau

    Avant même le scandale des dépenses au Sénat, le jeune sénateur Patrick Brazeau avait fait la manchette après avoir été arrêté à son domicile au mois de février 2013. Il a été <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/08/patrick-brazeau-accusations-voies-de-fait-agression-sexuelle_n_2644503.html" target="_blank">accusé de voie de fait simple et d'agression sexuelle</a>. Dès le lendemain, le sénateur a été <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/07/senateur-brazeau-expulse-caucus-conservateur_n_2638779.html" target="_blank">expulsé du caucus conservateur du Sénat</a>.

  • Mike Duffy

    Patrick Brazeau était également parmi les <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/05/12/-la-grc-examine-les-allocations-de-logement-du-senat_n_3263589.html" target="_blank">trois premiers sénateurs ciblés par un audit indépendant</a> sur les dépenses des membres du Sénat. Des doutes ont été soulevés sur les réclamations effectuées par Brazeau, le conservateur Mike Duffy et le libéral Marc Harb au sujet de leurs résidences secondaires. On les soupçonne d'avoir déclaré que leurs résidences principales se trouvaient éloignées de la région de la Capitale nationale, afin de réclamer une allocation destinée aux sénateurs qui doivent maintenir une résidence secondaire près d'Ottawa. De nouveaux documents déposés à la cour indiquent que Mike Duffy a facturé les contribuables pour un entraîneur personnel, un artiste du maquillage ainsi que pour des frais de déplacements personnels pour assister à des funérailles et à d'autres cérémonies.

  • Nigel Wright

    Les allocations de dépenses de Mike Duffy ont rattrapé le gouvernement Harper quand son chef de cabinet, Nigel Wright, a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/05/15/mike-duffy-nigel-wright-chef-cabinet-stephen-harper-remboursement-depenses-residence_n_3280248.html" target="_blank">émis un chèque personnel au montant de 90 000$</a> au sénateur afin de rembourser ses dépenses de résidences. L'affaire a fait un tollé dans les médias. Nigel Wright <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/05/19/stephen-harper-bras-droit-demissionne_n_3302356.html" target="_blank">a finalement dû démissionner</a> de son poste de chef de cabinet, tandis que Mike Duffy est suspendu du caucus conservateur.

  • Pamela Wallin

    À peine 24 heures après la démission de Mike Duffy, en 2013, une autre ex-journaliste devenue sénatrice conservatrice, Pamela Wallin, a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/05/17/demission-pamela-wallin_n_3295074.html" target="_blank">quitté le caucus conservateur</a>. La sénatrice subit un audit pour des dépenses totalisant 321 000$ depuis septembre 2010.

  • Brent Rathgeber

    Au début du mois de juin 2013, la controverse au Sénat <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/06/05/brent-rathgeber-depute-conservateur-alberta-quitte_n_3393839.html" target="_blank">a coûté un premier élu au gouvernement de Stephen Harper</a>. Le député albertain Brent Rathgeber a quitté le caucus conservateur, reprochant au gouvernement «son manque d'engagement en matière de transparence».

  • Jacques Demers

    Même l'ancien coach du Canadien Jacques Demers a affirmé, en mai 2013, être <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/05/21/scandale-des-dpenses-au-_n_3312647.html" target="_blank">«en période de réflexion»</a>. Il songeait alors à quitter le caucus conservateur, mais s'est rapidement ravisé, rassuré par la gestion des scandales et des mesures entreprises par le gouvernement. M. Demers dit toujours avoir confiance en Stephen Harper.

  • Caisse secrète

    Au mois de juin 2013, le réseau CBC révélait l'existence d'une <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/06/07/une-caisse-secrete-au-bureau-de-harper-rien-danormal-dapres-son-porte-parole_n_3403034.html" target="_blank">caisse secrète</a> du Parti conservateur dédiée au cabinet du premier ministre Stephen Harper. Le chef du NPD, Thomas Mulcair, n'a pas hésité à se questionner sur les liens possibles entre cette caisse secrète et le chèque émis par Nigel Wright à Mike Duffy. Selon lui, l'ex-chef de cabinet aurait pu se rembourser à même cette caisse secrète.

  • Colin Kenny

    Le sénateur libéral Colin Kenny <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/22/un-senateur-utilise-les-ressources-du-parlement-a-des-fins-autres-que-professionnelles_n_4145319.html" target="_blank">a utilisé les ressources du Parlement à des fins qui ne sont pas liées à son travail</a>. Une ex-adjointe affirme qu'elle passait la moitié de sa journée à faire des tâches qui n'avaient rien à voir avec son travail au Sénat. Pascale Brisson devait notamment régler les factures d'Hydro, les factures d'eau, de Rogers, d'ADT pour le système d'alarme, des frais de condo et la Visa du sénateur. Plus de <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/22/un-senateur-utilise-les-ressources-du-parlement-a-des-fins-autres-que-professionnelles_n_4145319.html" target="_blank">détails ici</a>.

  • Fille illégitime

    Karen Duffy avait fait une sortie remarquée dans le magazine Maclean's le 15 juillet 2014 dans laquelle elle affirmait être la fille du sénateur suspendu. Mike Duffy avait alors rejeté ces allégations du revers de la main, discréditant les propos de la mère, une ex-vendeuse de drogue. Mike Duffy a depuis pris contact avec sa fille illégitime.



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  • La réforme de l’assurance-emploi

    Le gouvernement de Stephen Harper a adopté, à la fin de 2012, sa réforme de l’assurance-emploi afin d’intensifier les efforts de recherche d’un travail chez les prestataires. Les conservateurs ont minimisé les critiques disant que ces changements mèneraient des travailleurs qualifiés à accepter des emplois loin de leurs compétences ou… de leur maison. La grogne contre Ottawa n’a fait que s’intensifier à ce sujet depuis le début de 2013.

  • Idle No More

    C’est à la fin de 2012, après l’adoption du projet de loi C-45, qui viole des traités ancestraux selon les autochtones, que les Premières Nations débutent le mouvement de protestation Idle No More. Le 11 décembre 2012, la chef crie Theresa Spence entreprend une grève de la faim, souhaitant une rencontre avec le premier ministre Harper. Le silence et l’inaction du gouvernement sont décriés par plusieurs, d’autant plus que, pendant ce temps, le premier ministre reçoit à son bureau les gagnants de la téléréalité Occupation double. Les Premières Nations réclament toujours un vaste chantier sur leurs conditions et leurs droits.

  • Le débat sur l’avortement refait surface

    En septembre 2012, un député conservateur d’arrière-ban lance un pavé dans la mare en déposant une motion sur le statut du fœtus. La motion est rejetée, mais l’appui de 91 députés, dont la ministre de la Condition féminine Rona Ambrose, inquiète certaines personnes qui craignent la réouverture du débat sur l’avortement. Le premier ministre balaie cette possibilité en réaffirmant la légalité de l’avortement au pays.

  • Le registre des armes d’épaule aboli

    Arguant qu’il était désuet et coûteux et qu’il faisait passer les «chasseurs pour des criminels», les conservateurs ont profité de leur majorité pour voter un projet qu’il leur était cher depuis longtemps : l’abolition du registre des armes d’épaule et de ses données. Les réactions ont été vives, surtout au Québec et chez les groupes de victimes de crimes armés. Québec a demandé le rapatriement des données pour créer son propre registre.

  • La reine au goût du jour

    En juillet 2011, le ministre John Baird remplace des tableaux d’Alfred Pellan par un portrait de la reine, aux bureaux du ministère des Affaires étrangères. Au cours de la même année, plusieurs gestes sont posés pour remettre la royauté au goût du jour. La Défense appose le mot «royale» à la marine et à la force aérienne du Canada et les ambassades canadiennes sont sommées d’ajouter un portrait d’Élisabeth II à leurs murs.

  • Des statistiques moins précises

    En 2010, le gouvernement a décidé de mettre fin à l’obligation pour les Canadiens de remplir le formulaire long lors du recensement, qui se fait tous les cinq ans. Cette politique était en vigueur lors du dernier coup de sonde, en 2011, privant ainsi les statisticiens de nombreuses données précieuses.

  • Le G20 à Toronto

    Les coûts pour la sécurité ont atteint près d’un milliard de dollars. Le choix de tenir le sommet du G20 au centre-ville de Toronto avait été vertement critiqué. Des dépenses extravagantes à Huntsville, pour le sommet du G8 qui avait précédé, avaient aussi été décriées. Mais ce sont les quelque 1100 arrestations massives, les plus importantes de l’histoire du pays, qui ont marqué l’imaginaire collectif.

  • Le fiasco des F35

    En 2010, le gouvernement conservateur annonce l’intention de remplacer ses vieux jets CF18 en faisant l’acquisition de 65 nouveaux F35. Coût de l’opération : 16 G$. Après de nombreux débats aux Communes et un rapport indiquant que les coûts s’élèveraient plutôt à 45 G$, les conservateurs ont choisi de freiner le projet et de revenir à la case départ. Pour le moment, on prévoit débloquer des fonds pour maintenir la flotte de CF-18 en opération jusqu’en 2020.

  • Le dossier Omar Khadr

    Le Canada a été montré du doigt pour avoir tardé à rapatrier au pays Omar Khadr, emprisonné à Guantanamo depuis 2002 et reconnu coupable, en 2010, de crimes de guerre qu’il a commis à l’âge de 15 ans. Khadr était le dernier ressortissant d’un pays occidental prisonnier à Guantanamo. Lors de son retour au Canada, en septembre 2012, il s’était écoulé un an depuis le moment où son rapatriement avait été permis.

  • Des journalistes contrôlés?

    Depuis son arrivée au pouvoir, Stephen Harper ne s’est pas fait d’amis auprès des journalistes. Dès ses premières conférences de presse, le premier ministre est critiqué sur le nombre de questions auxquelles il répond. Les professionnels de la presse condamnent aussi les difficiles demandes d’accès à l’information et le fait que certaines personnes, comme les ministres ou les fonctionnaires scientifiques, soient difficiles à rejoindre.

  • Le retrait de Kyoto

    Stephen Harper a déjà indiqué que le protocole de Kyoto était un complot socialiste qui visait à soutirer de l’argent aux pays riches. Pas surprenant, donc, qu’en décembre 2011, après avoir ignoré maintes fois ses cibles, le Canada se retire officiellement de Kyoto. Dans les grandes réunions environnementales, le Canada s’attire la foudre de la communauté internationale et rafle bon nombre de prix fossiles.

  • Durcissement des lois

    La position des conservateurs sur les jeunes contrevenants et sur les questions carcérales a divisé les Canadiens. Si plusieurs se réjouissent que le parti de Stephen Harper ait tenu ses promesses en durcissant certaines lois, d’autres croient que l’on devrait investir dans des programmes sociaux et des mesures de prévention. Le projet de loi C-10, adopté début 2012 et qui durcit les peines de certains crimes en plus de rendre le pardon plus difficile, a été vivement critiqué. Le projet C-30 sur la surveillance Internet a pour sa part été abandonné en février 2013, après plus d’un an de débats et de controverses.

  • Nominations unilingues

    En octobre 2011, Stephen Harper nomme Michael Moldaver, un juge unilingue anglophone, à la Cour suprême du Canada. En 2006, alors qu’il est au pouvoir que depuis un mois, le premier ministre avait posé un geste similaire. La nomination de Michael Ferguson, aussi unilingue anglophone, au poste de vérificateur général, en novembre 2011, avait ajouté l’insulte à l’injure et rouvert le débat sur le bilinguisme.

  • Les artistes en colère

    Les artistes n’ont jamais été de fervents défenseurs des politiques des conservateurs. Dès 2008, des chanteurs, acteurs et autres artistes se liguent et présente la vidéo <a href="http://www.youtube.com/watch?v=n3HVFsIQ5M4" target="_blank">Culture en péril</a>. Ils dénoncent les coupures dans le milieu de la culture et, plus tard, les politiques qui nuisent aux droits d’auteur. Les coupes dans les budgets de nombreux organismes, dont Radio-Canada, mettent également le feu aux poudres.

  • La prorogation

    Fin 2009, le premier ministre Harper choisit de fermer la Parlement. Résultat? Les députés ne siégeront pas pendant 63 jours. On veut reprendre les travaux une fois les Jeux de Vancouver passés. Mais plusieurs indiquent que les conservateurs souhaitent faire tomber la poussière sur le transfert de détenus afghans. Fin 2008, Harper avait également demandé la prorogation – qu’il obtint – à la gouverneure générale Michaëlle Jean, alors que son gouvernement minoritaire est menacé par une coalition formée par les libéraux de Stéphane Dion et les néo-démocrates de Jack Layton et appuyée par les bloquistes de Gilles Duceppe.