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La Ville et la CSQ enterrent la hache de guerre

28/06/2013 07:00 EDT | Actualisé 28/08/2013 05:12 EDT

La Ville de Québec et la Centrale des syndicats du Québec annoncent une entente définitive concernant le réaménagement de la place Jacques-Cartier dans le quadrilatère bordé notamment par les rues Dorchester et Saint-Joseph.

Les deux parties ont fait une annonce conjointe, vendredi matin.

L'entente permettra de concrétiser la réalisation d'un complexe d'habitation, l'aménagement d'une place publique de même que l'agrandissement et la rénovation de la bibliothèque Gabrielle-Roy.

Selon cette entente, la CSQ accepte de vendre à la Ville de Québec pour un peu plus de 3,5 millions de dollars une partie du sous-sol de son immeuble pour le projet d'amélioration de l'infrastructure de la bibliothèque Gabrielle-Roy.

La CSQ renonce aussi à certaines servitudes mutuelles d'usages et recevra en retour une indemnité de 750 000 $.

La Ville lancera un appel d'offres afin de céder à un promoteur la réalisation du projet de construction d'un immeuble à usage mixte, commercial et résidentiel, avec stationnements souterrains, précise le maire de Québec, Régis Labeaume.

« On l'évalue à peu près à une quarantaine de millions. Alors, c'est un édifice de 16 étages plus la rénovation des cases de stationnement. Au total, on annonce aujourd'hui dans le fond qu'on débloque des investissements d'à peu près 100 millions de dollars pour la rénovation de la bibliothèque, la construction d'un édifice », affirme le maire.

En plus des travaux de rénovation et d'agrandissement de la bibliothèque Gabrielle-Roy, la Ville réalisera également la place publique et le terminus d'autobus.

La présidente de la CSQ, Louise Chabot, a tenu à souligner que la centrale renonce à son droit de regard quant au développement du quadrilatère.

« Nous avons accepté de céder ce droit qu'on appelait de servitude d'usage et d'aspect dans le quadrilatère. On avait fait nos propres études, on va laisser maintenant à la Ville le soin de réfléchir au développement de ce nouvel édifice et comme bon citoyen corporatif que nous sommes, nous pourrons donner notre opinion en cours de route », a déclaré Mme Chabot avec une pointe d'ironie, rappelant la guerre de mots, l'hiver dernier, entre elle et le maire Labeaume.

L'hiver dernier, la Ville avait menacé la CSQ d'expropriation si les deux copropriétaires des lieux ne parvenaient pas à une entente rapidement. Le maire Régis Labeaume avait affirmé que « les gens de la CSQ étaient de mauvais citoyens corporatifs ».

La CSQ avait pour sa part confirmé qu'elle entendait poursuivre le maire pour diffamation.

Cette entente entre la Ville et la CSQ met fin à toutes les menaces de poursuites entre les deux parties.

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