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HRW et d'autres s'inquiètent de la crise humanitaire en République centrafricaine

28/06/2013 10:30 EDT | Actualisé 28/08/2013 05:12 EDT

DAKAR, Sénégal - Des combattants ont détruit des dizaines de villages depuis février en République centrafricaine, aggravant la crise humanitaire qui touchait déjà les quelque 4,6 millions d'habitants du pays, ont prévenu vendredi des organisations caritatives.

Les organisations reprochent aussi à la communauté internationale de ne pas accorder suffisamment d'attention à la situation.

La République centrafricaine souffre d'une nouvelle instabilité depuis que le président François Bozizé a été renversé par la coalition rebelle Seleka en mars.

L'organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne Human Rights Watch accuse les membres de Seleka d'avoir rasé des villages au sol, pendant que des villageois abandonnés à leur sort meurent de faim dans la jungle.

Des enquêteurs de HRW ont confirmé, plus tôt ce mois-ci, que 34 villages et villes ont été attaqués par des combattants de Seleka entre le 11 février et le 2 juin, menant à la mort de 40 personnes et à la destruction de plus de 1000 maisons.

Des témoins ont affirmé à HRW que les agresseurs portaient l'uniforme de Seleka, qu'ils étaient parfois accompagnés d'autres combattants et que les populations civiles semblaient ciblées.

Le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Noureddine Adam, a nié que les membres de Seleka soient responsables de ces attaques. HRW a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d'envisager l'adoption de sanctions contre les dirigeants de Seleka qui auraient ordonné ces agressions.

Neuf agences humanitaires ont publié vendredi un communiqué conjoint dans lequel elles préviennent que la saison des pluies est venue exacerber une crise humanitaire qui provoque déjà des pénuries graves d'aliments. Plus de 200 000 personnes ont été chassées de chez elles et dépendent maintenant d'une aide d'urgence.

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