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Ce qui se passe dans la chambre à coucher des élus est-il d'intérêt public?

28/06/2013 09:31 EDT | Actualisé 28/08/2013 05:12 EDT

Jusqu'où les journalistes ont-ils le droit d'aller lorsqu'il est question de la vie privée des élus? La démission du maire de Laval, Alexandre Duplessis, relance la question, alors que celui-ci, soupçonné d'avoir sollicité les services d'une escorte, a dû quitter son poste.

Selon le président de la Fédération des journalistes professionnels du Québec (FPJQ), Brian Myles, les journalistes doivent chercher à savoir si M. Duplessis a bel et bien eu recours aux services d'une escorte, même si ce dernier l'a fermement nié, lors d'une conférence de presse, vendredi matin. Il invoque la notion d'intérêt public.

« Dans le cas de M. Duplessis, [...] il a porté plainte, donc ça devient une histoire de faits divers, de justice, c'est le rôle des journalistes de surveiller [...] comment les tribunaux s'acquittent de la tâche de poursuivre d'éventuels coupables », a expliqué M. Myles, lors d'une entrevue à l'émission 24 heures en 60 minutes.

Selon lui, le fait de fréquenter une escorte peut montrer qu'un élu manque de jugement. « C'est une question grave, [...] il y a des risques qu'il soit influencé après coup. Mais on n'a pas besoin de savoir ce qu'il fait avec des escortes », dit-il.

Il estime qu'il ne faut pas que les journalistes tombent dans le piège du voyeurisme. « Dans ce cas là, personnellement, comme journaliste, je m'arrêterais au seuil de la chambre à coucher », dit le président de la FPJQ.

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