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Le ministre libyen de la Défense limogé

27/06/2013 06:00 EDT | Actualisé 27/08/2013 05:12 EDT

Le ministre libyen de la Défense a été limogé après deux jours de combats entre milices, mardi et mercredi à Tripoli, qui ont fait dix morts et quelque 120 blessés.

Mohamed al Barghati avait proposé sa démission le mois dernier, après le siège de deux ministères par des groupes
armés.

« Nous lui avions demandé de rester. Mais après ce qui s'est passé hier, il a été décidé qu'il serait libéré de ses fonctions. Nous nommerons dès que possible un nouveau ministre », a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse le premier ministre libyen, Ali Zeidan.

Par ailleurs, deux personnes ont trouvé la mort et 17 autres ont été blessées par trois explosions dues à des voitures piégées à Sebha, oasis du Centre-Sud de la Libye.

Le ministre libyen de l'Intérieur, Achour Chouaïl, qui tentait depuis plusieurs mois de réduire l'influence des groupes armés, a présenté sa démission le 21 mai et Youssef al Mangouch, chef d'état-major de l'armée libyenne, a quitté ses fonctions le 8 juin après des heurts meurtriers à Benghazi. Ali Zeidan a dit qu'un nouveau chef d'état-major serait nommé au plus tôt.

Près de deux ans après la fin du régime de Mouammar Kadhafi, les groupes armés qui ont contribué à son renversement restent omniprésents et suscitent une hostilité croissante dans l'opinion. Le gouvernement central, qui peine à établir son autorité, s'appuie toutefois sur certains d'entre eux pour maintenir l'ordre dans un pays où les armes pullulent.

Les combats des derniers jours dans la capitale ont été déclenchés par une attaque des membres de la milice de Zintane, au sud-ouest de Tripoli, contre le siège de la garde chargée de veiller sur les gisements pétroliers.

Des miliciens de Zintane auraient été furieux après l'attribution de la surveillance d'un puits de forage à une autre milice. Des affrontements ont aussi opposé un autre groupe
de Zintane au Comité de sécurité suprême (CSS), unité des services de sécurité formée d'anciens rebelles.

Sans donner de détails, Ali Zeidan a déclaré que son gouvernement et l'assemblée nationale avaient convenu « de prendre les mesures nécessaires pour désarmer les civils, et pour que leurs armes soient remises aux forces armées ».

Reuters

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