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La Port de Québec se défend d'avoir empêché une inspection

27/06/2013 01:42 EDT | Actualisé 26/08/2013 05:12 EDT

Le Port de Québec explique par un imbroglio dans les communications le refus opposé aux inspecteurs d'Urgence-Environnement qui souhaitaient avoir accès aux installations du port, mardi soir, après avoir reçu une plainte de citoyens.

Le ministère de l'Environnement du Québec voulait inspecter les lieux après avoir reçu un signalement de la part de citoyens de Lévis qui disaient avoir observé un nouvel épisode de poussière.

Or, les inspecteurs se sont fait refuser l'entrée au port de Québec et aux installations d'Arrimage Saint-Laurent, une division de l'entreprise Arrimage Québec. Ils ont dû rebrousser chemin sans avoir pu faire leurs vérifications.

Le Port de Québec se défend toutefois d'avoir empêché les inspecteurs de faire leur travail.

Le directeur du Port, Mario Girard, rappelle que l'accès aux installations portuaires est sécurisé. Il explique qu'il fallait trouver un responsable pour accompagner les inspecteurs.

« Quand quelqu'un arrive à 21 h le soir, ce n'est pas l'agent qui doit l'accompagner [l'inspecteur], c'est quelqu'un qui connaît ça un peu qui peut l'accompagner sur le terrain où c'est sécurisé, parce que ça devient une zone, dans certains cas, internationale. Là, il y a eu un imbroglio de communication, c'est sûr », affirme M. Girard. Le directeur promet que la lumière sera faite pour savoir ce qui s'est passé exactement.

Véronique Lalande, de l'Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec, met en doute la bonne foi de l'administration portuaire. « Je pense que c'est normal pour vous et moi si on essaie de rentrer au port [de se voir refuser l'accès], mais que cet argument-là ne tient pas quand je suis dûment identifié Urgence-Environnementale. On parle d'urgence, donc, il y a une rapidité, on doit accéder rapidement », soutient Mme Lalande.

Nuage de sable?

La direction du Port de Québec de même qu'Arrimage Québec croient par ailleurs qu'un simple nuage de sable causé par le vent à la baie de Beauport serait à l'origine de la plainte de citoyens.

Le dossier a été transmis au service des enquêtes du ministère de l'Environnement qui tentera notamment de déterminer si une infraction a été commise.

Le porte-parole d'Urgence-Environnement, Frédéric Fournier, soutient que le Port de Québec ne peut empêcher ces inspections menées sans préavis. « Le ministère prétend avoir été entravé dans ses fonctions. C'est inacceptable pour le ministère. C'est certain que pour notre part, on a juridiction autant au port de Québec que partout ailleurs au Québec », dit-il.

Les lois québécoises s'appliquent aussi au port de Québec, même si les installations sont de juridiction fédérale.

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