Carte interactive du Journal de Montréal sur les «pédophiles»: des informations inexactes, dit le Conseil de presse

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JOURNAL DE MONTREAL
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La carte interactive sur le lieu de résidence des «pédophiles» publiée en ligne par le Journal de Montréal a été blâmée par le Conseil de presse du Québec (CPQ), le tribunal d'honneur des journalistes.

Dans une décision rendue publique jeudi, le CPQ affirme que la carte contenait plusieurs inexactitudes. Tout d'abord, elle désignait des personnes accusées d'agression sexuelle ou de pédophilie, mais sans avoir été reconnues coupables.

Le journaliste admettait également dans son article ne pas pouvoir garantir que la personne désignée résidait toujours à l'adresse indiquée.

Le tribunal d'honneur affirme « [qu’]il n’est pas légitime de publier les adresses de personnes accusées de crime, sans avoir été trouvées coupables par un tribunal. La publication de cette information relève davantage de la curiosité du public que de l’intérêt public, sans compter que son dévoilement peut porter préjudice à la sécurité de l’accusé et de ses proches. »

La plainte dans ce dossier avait été déposée par la présidente de l’Association des avocats et avocates de la défense, Joëlle Roy.

Un média blâmé par le CPQ a la responsabilité de publier ou diffuser la décision du tribunal d'honneur. Toutefois, le groupe Québecor s'est retiré du CPQ en 2010.

CHOI Radio X

D'autres médias ont également été blâmés par le CPQ.

Le Conseil a réprimandé CHOI Radio X pour des propos qu'il qualifie de «haineux». Il reproche aux animateurs Jérôme Landry et Denis Gravel des propos «haineux et empreints de préjugés» sur les prestataires d’aide sociale. Un des animateurs avait affirmé: «probablement que la personne que tu vas couper son chèque de BS, après 5 ans, ou que tu vas l’empêcher de s’acheter de la loterie pis de la boisson, au début il ne sera pas content ».

Les animateurs sont également blâmés pour avoir diffusé une information inexacte, soit que l’ex-ministre Sam Hamad aurait été écarté du conseil des ministres pour avoir oser critiquer le programme d’aide social québécois.

CHOI Radio X n'a pas collaboré avec le CPQ dans l’étude de cette plainte.

Jacques Fabi

Le CPQ est aussi revenu sur un incident où Jacques Fabi a laissé une auditrice tenir des propos antisémites dans le cadre de son émission «Fabi la nuit», sur les ondes du 98,5FM.

L'animateur a failli à son devoir en «s’abstenant de dénoncer sur-le-champ ces propos [et] en renchérissant sur ceux-ci», écrit le CPQ.

L’animateur et le 98,5FM ont depuis émis des excuses.

Plainte contre Denis Lévesque rejetée

Par ailleurs, le CPQ a rejeté une plainte contre l'animateur du Groupe TVA Denis Lévesque. Le plaignant reprochait à l'animateur et à ses invités de ne pas avoir respecté la présomption d'innocence d'une mère alors soupçonnée du meurtre de ses trois enfants. Celle-ci n'avait pas encore été formellement accusée.

Dans sa décision, le tribunal d'honneur rappelle que l'animateur a utilisé le conditionnel, en plus de rappeler qu'aucune accusation n'avait encore été portée contre elle.

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