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Cri du cour des Pollués de Montréal-Trudeau: « Wôw les moteurs »

26/06/2013 04:32 EDT | Actualisé 25/08/2013 05:12 EDT
PC

Un nouveau groupe de citoyens réclame des mesures pour atténuer le bruit à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau. Il affirme que contrairement aux promesses d'Aéroports de Montréal (ADM), le bruit des avions n'a pas diminué lorsqu'on a déménagé les vols des gros porteurs de Mirabel à Dorval. Il a plutôt augmenté.

Les Pollués de Montréal-Trudeau, qui vivent dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, ajoutent que le nombre de vols au-dessus de leur quartier n'a cessé d'augmenter depuis quelques années, et que le couvre-feu de nuit est de moins en moins respecté.

« Avec le temps, les dérogations permises par Aéroports de Montréal se sont multipliées pour englober des ­­"retards hors du contrôle du transporteur", des conditions météorologiques adverses, des exemptions pour certains vols réguliers permettant de partir entre 6 h et 7 h du matin ou d'atterrir plus tardivement que 1 h du matin, sans que ne soient précisées les raisons. En fait, il n'y a plus aucune règle qui prévaut », affirme le groupe dans un communiqué.

Les Pollués de Montréal-Trudeau veulent aussi que l'on teste sérieusement les niveaux de bruit à l'est de l'autoroute 15.

« La présence d'un aéroport d'envergure en plein cœur de l'île de Montréal, le non-respect du couvre-feu par son gestionnaire, ADM, et son laisser-aller quant aux corridors empruntés par les transporteurs accueillis viennent brimer la qualité de vie des citoyens habitant sur le trajet de leurs appareils », affirme le groupe.

Le groupe invite les citoyens à signer une pétition et à se plaindre auprès des autorités aéroportuaires et des élus.

Réplique d'ADM

De son côté, Aéroports de Montréal réplique qu'Ahuntsic-Cartierville est situé trop loin de l'aéroport pour en subir les effets.

« Au Canada, on a des courbes de bruit et Ahuntsic-Cartierville est très loin des courbes qui peuvent provoquer certaines nuisances sonore », affirme Christiane Beaulieu.

Elle ajoute que depuis 1998, le nombre de vol a peu augmenté, car les avions d'aujourd'hui transportent davantage de passagers.