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Le pétrole en baisse à New York après des chiffres sur le PIB américain

26/06/2013 09:34 EDT | Actualisé 26/08/2013 05:12 EDT

Le prix du pétrole reculait à l'ouverture à New York mercredi après l'annonce d'une forte révision à la baisse de la croissance économique des Etats-Unis au premier trimestre et en attendant les chiffres hebdomadaires sur les réserves de brut dans le pays.

Vers 13H15 GMT, le baril de référence (WTI) pour livraison en août cédait 42 cents, à 94,90 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le gouvernement américain, qui avait auparavant estimé que le Produit intérieur brut américain s'était affiché en hausse de 2,4% au premier trimestre de l'année, a indiqué avant le début de la séance officielle que la progression avait en fait été probablement plus modeste, de 1,8%.

Cette révision à la baisse est notamment justifiée par le département du Commerce par un fort recul de la vitalité de la consommation, en hausse de seulement 2,6% au lieu de 3,4% pour la précédente estimation.

"C'est un indicateur très décevant pour le marché", a souligné John Kilduff d'Again Capital.

"Même si ces chiffres concernent le premier trimestre, ils poussent les investisseurs à s'interroger sur la vitalité de la vigueur de la reprise économique des Etats-Unis car on a toujours considéré comme un fait acquis la solidité de la consommation", a-t-il indiqué.

"Le fait que ce soit les dépenses des consommateurs qui soient remises en cause assombrit les perspectives pour les mois à venir, et par ricochet les prévisions de demande de brut", a-t-il ajouté.

Les acteurs du marché faisaient par ailleurs preuve de prudence avant la publication par le Département américain de l'Énergie (DoE) de ses chiffres sur les stocks de pétrole aux États-Unis.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, les réserves américaines de brut, actuellement à des niveaux proches de sommets historiques plus vus depuis 1982, auraient reculé la semaine dernière de 1,7 million de barils.

Les stocks d'essence, très surveillés alors que la saison estivale des grands déplacements en voiture bat son plein, auraient augmenté de 700.000 barils et ceux de produits distillés, dont le gazole et le fioul de chauffage, de 500.000 barils.

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