NOUVELLES

Le premier ministre albanais concède sa défaite face à l'opposition socialiste

26/06/2013 08:24 EDT | Actualisé 26/08/2013 05:12 EDT

TIRANA, Albanie - Le premier ministre conservateur d'Albanie, Sali Berisha, a concédé sa défaite électorale face à l'opposition socialiste mercredi, prenant la responsabilité personnelle du revers subi par son camp et annonçant sa démission en tant que chef du Parti démocrate.

M. Berisha, âgé de 68 ans, dominait la scène politique albanaise depuis la fin de l'époque communiste. Il a tenté de se faire réélire pour un troisième mandat consécutif en tant que premier ministre lors des élections générales de dimanche.

M. Berisha a subi une importante défaite. Après le décompte de presque tous les bulletins de vote, le socialiste Edi Rama arrive en tête des élections législatives avec 53 pour cent des voix, contre seulement 36 pour cent pour le Parti démocrate.

«Nous avons perdu ces élections. Croyez-moi, la responsabilité de cet échec revient à une personne, moi, Sali Berisha», a-t-il déclaré mercredi soir devant les membres de son parti.

L'Albanie, qui était l'un des pays les plus fermés du monde durant l'époque communiste, est devenue membre de l'OTAN en 2009 et a demandé d'être candidate à l'adhésion à l'Union européenne. Mais sa demande a été rejetée jusqu'à maintenant, les autorités européennes estimant que l'Albanie n'a pas fait suffisamment d'efforts pour combattre la corruption et implanter des réformes démocratiques.

Sali Berisha semble avoir pâti de la campagne anticorruption menée par Edi Rama, alors que le pays peine à supporter les effets des récessions en Grèce et en Italie, deux pays où de nombreux migrants albanais travaillent pour envoyer de l'argent à leurs proches restés au pays.

Les observateurs électoraux internationaux ont estimé que l'Albanie avait apporté des améliorations majeures lors des élections du 23 juin, malgré une fusillade mortelle survenue à l'extérieur d'un bureau de vote du nord du pays le jour du scrutin.

L'amélioration du processus électoral était l'une des principales conditions posées par l'Union européenne pour faire avancer les négociations sur une éventuelle adhésion de l'Albanie.

L'aveu de défaite du premier ministre Berisha allège la pression sur la commission électorale, qui doit encore certifier officiellement les résultats du vote.

PLUS:pc