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La chasse à la baleine du Japon se retrouve devant un tribunal de l'ONU

26/06/2013 06:52 EDT | Actualisé 26/08/2013 05:12 EDT

LA HAYE, Pays-Bas - La chasse à la baleine annuelle du Japon n'est rien de plus que le massacre commercial de mammifères marins présenté sous la forme de recherches scientifiques, ont affirmé mercredi des avocats australiens qui demandaient au plus important tribunal onusien d'y mettre fin.

La cause de l'Australie devant la Cour internationale de Justice est appuyée par la Nouvelle-Zélande. Il s'agit de la plus récente démarche entreprise par des gouvernements et des groupes environnementaux pour mettre fin aux expéditions annuelles de la flotte japonaise dans les eaux de l'Antarctique, à la recherche de rorquals communs et de petits rorquals.

Le Japon affirme que cette activité est en fait une recherche scientifique autorisée par la loi internationale.

L'Australie y voit plutôt une chasse commerciale qui alimente le marché japonais en chair de baleine, un mets fort prisé dans ce pays. La chasse commerciale à la baleine est suspendue en vertu d'un moratoire adopté en 1986.

Un avocat australien a déclaré aux journalistes qu'il n'est pas nécessaire de tuer 935 baleines par année pour réaliser des expériences scientifiques.

Le ministère japonais des Affaires étrangères a répliqué que ses programmes de recherche respectent la Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine.

L'Australie estime plutôt que ce programme scientifique, qui a vu des milliers de baleines être dépecées à bord de navires-usines dans l'Antarctique, a été mis sur pied simplement pour contourner le moratoire de 1986.

Le gouvernement japonais affirme que ces recherches sont nécessaires pour étudier les populations de baleines, pour que l'interdit international qui pèse sur la chasse commerciale puisse éventuellement être annulé.

Le groupe écologiste Sea Shepherd, qui a été fondé par le Canadien Paul Watson et qui lutte depuis longtemps contre la chasse japonaise, a applaudi l'ouverture de cette audience.

La décision finale et contraignante du tribunal est attendue dans quelques mois. L'Australie espère obtenir un jugement avant la fin de l'année, quand le Japon profite de l'été austral pour lancer sa chasse annuelle en Antarctique.

La Japon présentera sa position à compter du 2 juillet et la Nouvelle-Zélande la sienne à compter du 8 juillet.

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