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Edward Snowden toujours en Russie

26/06/2013 11:28 EDT | Actualisé 26/08/2013 05:12 EDT

L'ex-analyste de l'agence de sécurité américaine (NSA) Edward Snowden est toujours dans la zone internationale de l'aéroport de Moscou, en Russie, tandis que les États-Unis réclament son extradition et que sa future destination demeure l'objet de toutes les spéculations.

Jusqu'à maintenant, aucun billet d'avion n'a été délivré à son nom, en prévision des vols des prochains jours, pas plus qu'au nom de l'avocate de WikiLeaks qui l'accompagne, Sarah Harrison.

La confusion règne par ailleurs sur le statut de M. Snowden. Son entourage a déclaré qu'il ne pouvait se procurer de billets d'avion parce qu'il ne détient plus de documents de voyage, les États-Unis ayant révoqué son passeport. L'Équateur lui aurait toutefois fourni un visa de réfugié, selon WikiLeaks, ce qui lui permettrait de se rendre dans ce pays d'Amérique latine.

De plus, il est possible d'acheter un billet d'avion sans passeport et de prendre l'avion sans document de voyage parce que ce contrôle s'effectue lors de l'arrivée dans un nouveau pays. Edward Snowden n'avait pas besoin de subir cette procédure à Moscou, car il s'y trouvait en transit. C'est pourquoi il se retrouve aujourd'hui coincé dans la zone internationale de l'aéroport.

Bras de fer Russie-États-Unis

Malgré la demande d'extradition des États-Unis, les autorités russes soutiennent qu'ils n'ont aucune raison d'arrêter M. Snowden, puisqu'il n'a commis aucun crime sur leur territoire. Ils précisent également qu'il n'y a aucun traité d'extradition entre les deux pays.

« Les menaces des États-Unis à l'encontre de la Russie et de la Chine dans l'affaire Snowden ne donneront aucun résultat », a écrit sur son compte Twitter le chef de la commission des Affaires étrangères à la Douma, Alexeï Pouchkov, en qualifiant ces pressions d'« irréfléchies ».

M. Pouchkov a qualifié l'ex-consultant de la NSA et le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, des « nouveaux dissidents » qui se battent contre le « système ».

Pendant que les États-Unis et la Russie se livrent un nouveau bras de fer, l'Équateur a indiqué que l'étude de la demande d'asile de l'Américain pourrait prendre des mois. Le ministre des Affaires étrangères équatorien, Ricardo Patino, s'est référé au cas du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui a obtenu l'asile politique à l'ambassade équatorienne de Londres. « L'étude de la demande de M. Asssange a pris deux mois, ne vous attendez donc pas à une décision plus rapide cette fois », a déclaré M. Patino.

Au sujet de la sécurité de M. Snowden, le ministre des Affaires étrangères Patino a précisé que son pays aurait une décision à prendre s'il atteignait son ambassade.

M. Patino refuse de révéler les critères qui influenceront la décision d'accorder l'asile politique à M. Snowden. Il a toutefois précisé que son pays « considérera tous les risques », y compris la détérioration des liens économiques entre les États-Unis et l'Équateur.

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