NOUVELLES

Laurent Blanchard élu maire par intérim de Montréal par un vote serré

25/06/2013 04:20 EDT | Actualisé 24/08/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Laurent Blanchard a été élu maire par intérim de Montréal par un vote serré, mardi, en remplacement de Michael Applebaum qui a été contraint de démissionner la semaine dernière.

Le nouveau maire Blanchard tiendra le fort jusqu'aux élections générales du 3 novembre prochain.

M. Blanchard a obtenu 30 votes parmi les membres du conseil municipal, contre 28 pour Harout Chitilian et trois pour Jane Cowell-Poitras.

Les deux autres candidats qui étaient en lice, François Croteau et Alan De Sousa, avaient retiré leur candidature à la fin de leur discours de présentation, à la surprise générale. Le premier appuyait M. Blanchard; le second M. Chitilian.

M. Blanchard a dit voir «un beau défi» dans ce mandat d'une durée limitée de quatre mois, un poste qu'il a même qualifié de «vertigineux, exaltant et angoissant» à la fois.

«Mais je me console en me disant que je n'en ai que pour quatre mois», a-t-il lancé dans son discours d'acceptation de la victoire.

Au cours d'une rencontre avec la presse après son élection, il a dit ne pas voir dans cette courte victoire le fait que le conseil municipal était divisé, mais bien serré. Il y voit même une preuve de démocratie.

«L'Est de Montréal revient à la mairie», a lancé celui qui demeure conseiller dans l'arrondissement populaire de Mercier_Hochelaga-Maisonneuve.

«L'heure des secrets et des ententes derrière des portes closes est révolue. Il nous faut tous ensemble préserver cette avancée», a-t-il lancé dans son allocution de présentation de candidature devant le conseil municipal.

Et maintenant qu'il a été élu maire par intérim de la métropole québécoise, il estime que «stabilité est le maître mot (...), le désir le plus cher, autant pour les élus que pour les Montréalais».

M. Blanchard a laissé savoir qu'il ne cumulerait pas les postes de président du comité exécutif _ qu'il occupait _ et de maire par intérim. «Ce serait trop», a-t-il justifié.

Il a été assermenté dès mardi après-midi.

M. Applebaum a démissionné le 18 juin après son arrestation la veille par l'Unité permanente anticorruption. Il fait face à 14 chefs d'accusation.

M. Applebaum avait pris la relève de Gérald Tremblay en novembre dernier, promettant de former une coalition avec les différents partis et de mettre fin à la corruption. M. Tremblay avait démissionné à la fin de l'année dernière à la suite de témoignages accablants à la Commission Charbonneau, mais aucune accusation n'a été portée contre lui.

Réactions

Le candidat défait Harout Chitilian a dit lire dans ce résultat électoral «la non-nécessité d'une tutelle pour les quatre prochains mois qu'il reste au mandat de ce conseil».

Louise Harel, chef de la première opposition, a vanté les «qualités de rassembleur» de M. Blanchard. «Dès que M. Blanchard a annoncé qu'il proposait à deux candidats, à Jane Cowell-Poitras de demeurer pro-maire, et à M. Chitilian de le nommer à nouveau président du conseil de ville, je pense que cela démontrait ses capacités de rassembleur. Et c'est ce qui compte pour Montréal», a-t-elle opiné.

Richard Bergeron, chef du parti Projet Montréal, a souhaité «la continuation pour les quatre prochains mois d'une transition tranquille», dans «le meilleur intérêt des Montréalais».

«Avec Laurent Blanchard, on a l'assurance qu'on n'aura pas de mauvaise surprise à craindre», a opiné M. Bergeron.

PLUS:pc