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La Banque Royale et d'autres institutions préparent un concurrent au Groupe TMX

25/06/2013 02:01 EDT | Actualisé 25/08/2013 05:12 EDT

TORONTO - La Banque Royale et plusieurs autres grandes entreprises financières planifient mettre sur pied une nouvelle Bourse qui, selon elles, offrira une concurrence significative au Groupe TMX (TSX:X).

Le regroupement, qui s'est donné le nom d'Aequitas Innovations, affirme avoir entamé le processus réglementaire visant à se faire reconnaître comme Bourse d'ici la fin de l'année. S'il obtient le feu vert désiré, le nouveau marché pourrait être opérationnel d'ici la fin 2014.

Le projet est discuté depuis l'automne dernier.

En plus de la Royale (TSX:RY) — la plus grande banque commerciale au Canada — le projet est appuyé par un groupe d'institutions financières qui comprend les exploitants de fonds communs Placements CI (TSX:CIX) et la Financière IGM (TSX:IGM), le gestionnaire pour caisses de retraite Investissements PSP et la banque britannique Barclays.

Le président et chef de la direction d'Aequitas, Jos Schmitt, a estimé que la nouvelle entreprise fournirait aux investisseurs une alternative viable à la Bourse de Toronto et aux autres marchés détenus par le Groupe TMX, qui est contrôlé par un groupe de différentes banques, régimes de retraite et sociétés de services financiers.

«L'industrie fait face à plusieurs défis», a observé mardi M. Schmitt.

«L'activité est plus faible qu'elle ne l'a déjà été, et les coûts sont plus élevés. Nous voulions vraiment reconstruire la confiance du marché, afin qu'à l'avenir, le marché et son activité puissent croître.»

Selon M. Schmitt, l'intérêt d'Aequitas sera dans sa structure de frais concurrentielle pour les investisseurs, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises.

La société promet notamment une «liquidité réelle et fiable» aux investisseurs traditionnels qui, selon elle, sont désavantagés sur les marchés actuels, qui misent davantage sur les activités d'échanges sur de gros volumes pour générer des revenus.

Le courtage de haute fréquence est pointé du doigt parce qu'il fait grimper artificiellement la volatilité des marchés en ayant recours à des ordinateurs pour prendre certaines décisions comme celles liées à la négociation exploratoire.

«Nous voulons vraiment que les investisseurs comprennent que nous apportons de la qualité. Cela va définitivement se traduire par une réduction de la volatilité quotidienne», a ajouté M. Schmitt.

Aequitas fait une distinction entre les pratiques «prédatrices» et d'autres activités de négociations de haute fréquence, estimant que certaines des premières nuisent aux investisseurs particuliers ou institutionnels représentant des régimes de retraite et des fonds communs.

L'annonce d'Aequitas survient alors que la plus grande place boursière du pays affichait une baisse dans ses nouvelles inscriptions et ses volumes de transaction à son plus récent trimestre.

Le Groupe TMX a fait état d'un bénéfice net du premier trimestre de 37,8 millions $, soit 70 cents par action. Ses revenus ont totalisé 172,2 millions $ pour la période de trois mois terminée le 31 mars.

Le Groupe TMX a été racheté l'an dernier par certaines des plus grandes banques canadiennes, régimes de retraite et autres firmes de services financiers, regroupés sous le nom de Groupe Maple.

Selon M.Schmitt, l'appétit pour une nouvelle Bourse est fort et le Canada ne manque pas d'entreprises de grande qualité pour s'y inscrire.

«Il ne nous manque que certains des bons outils», a-t-il estimé.

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