NOUVELLES

100 ans de La Liberté : souvenirs d'un journal

25/06/2013 07:09 EDT | Actualisé 25/08/2013 05:12 EDT

Sur les presses chaque mardi, prêt à être livré chaque mercredi, le seul journal francophone du Manitoba célèbre son centenaire.

L'histoire de La Liberté n'a pas toujours été facile, mais l'hebdomadaire a su, au fil des ans, se réinventer pour assurer sa survie. Plusieurs ont leurs anecdotes à son sujet.

« On allait à l'école et des fois, La Liberté était déjà arrivée. On l'apportait tout de suite à la maison, pis là, mon père la prenait et lisait ça longtemps. Mais il fallait attendre chacun son tour [rires] », se souvient soeur Alma Fontaine.

Le journal a été fondé en 1913, sous la direction de Mgr Adélard Langevin. C'était un hebdomadaire catholique indépendant des partis politiques, un journal de combat. En 1913, il traitait des problèmes qui inquiétaient les Canadiens-français, à savoir les problèmes scolaires.

À l'époque, le journal était aussi la principale source d'information en français. « Le national et l'international sont assez importants [...] Il faut se poser dans le contexte de l'époque, où il n'y a pas d'autres communications. Il n'y a pas de radio, pas de télévision. Il y a d'autres journaux, et c'est à peu près tout. C'est le seul véhicule de l'information », rappelle Gilles Lesage.

Les oblats ont assuré sa gestion jusqu'à sa vente à la Société franco-manitobaine (SFM) dans les années 1970. Au fil des ans, des collaborateurs sont venus s'ajouter à ses pages. C'est le cas de Bicolo, en 1972, qui deviendra une institution auprès des enfants franco-manitobains et de Cayouche, en 1982, qui témoigne de l'actualité par ses dessins éditoriaux.

Au fil des ans, le journal a aussi traversé aussi des périodes difficiles. Les pertes d'abonnements, entre autres, forcent sa direction à être créative pour assurer sa survie. Pour augmenter sa visibilité, le journal s'est associé au Winnipeg Free Press, publiant chaque semaine une page dans le quotidien anglophone.

Évolution technologique oblige, La Liberté s'est aussi adaptée en offrant à ses lecteurs une édition numérique. « Ils ont été très forts là dessus, en anticipant bien. Ils l'ont fait en même temps que de très grands journaux. La directrice Sophie [Gaulin] a bien vu qu'il fallait absolument le faire », estime Philippe Baudet.

D'après un reportage de Geneviève Morin à ne pas manquer au Téléjournal Manitoba

PLUS:rc