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Syrie: William Hague appelle à "ne pas renoncer" à la conférence de Genève

24/06/2013 10:54 EDT | Actualisé 24/08/2013 05:12 EDT

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a appelé lundi à New York à "ne pas renoncer" à une conférence internationale sur la Syrie, mais a reconnu que l'offensive militaire de Damas rendait "plus difficile" la participation de l'opposition.

"La nouvelle offensive militaire du régime n'aide pas à réunir la conférence de Genève", a-t-il déclaré à la presse, avant de présider une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée aux violences sexuelles dans les conflits armés. "Cela place l'opposition dans une situation plus difficile" pour y participer.

"Mais nous ne devons pas renoncer à essayer de réunir la conférence", a-t-il insisté, car "il faut qu'il y ait une solution politique" à ce conflit qui "est en passe de devenir encore pire".

La conférence ne se tiendra pas "de façon imminente", a cependant reconnu le ministre.

La conférence dite de Genève 2, voulue par Washington et Moscou pour tenter d'ouvrir des négociations entre régime et opposition en Syrie, était initialement programmée pour le mois de juin.

M. Hague a réaffirmé que Londres "n'avait pas pris de position ou de décision" sur la livraison d'armes à l'opposition syrienne. Mais il a souligné "qu'il ne pouvait pas y avoir de solution politique si l'opposition démocratique était éliminée par la force".

Les principaux pays soutenant l'opposition syrienne ont décidé samedi d'intensifier leur aide à la rébellion pour inverser le rapport de forces sur le terrain en sa faveur avant la tenue d'une conférence de paix à Genève. Mais ils ont précisé que chaque pays aiderait à la rébellion "à sa manière".

En ce qui concerne l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, William Hague a répété que Londres, tout comme Washington, "considère qu'il y a des preuves très fortes d'utilisation d'armes chimiques par le régime" du président Bachar al-Assad mais "aucune preuve" que l'opposition ait fait de même.

Il a appelé une nouvelle fois Damas à laisser l'équipe d'experts de l'ONU, dirigée par Ake Sellstrom, "accéder à toutes les zones qui pourraient avoir été affectées par des armes chimiques".

avz/sam

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