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Scandale de la NSA: Edward Snowden n'aurait pas pris l'avion pour Cuba

24/06/2013 06:09 EDT | Actualisé 24/08/2013 05:12 EDT
Getty

MOSCOU - Washington prend pour acquis que la source de la fuite à la National Security Agency (NSA), Edward Snowden, se trouve toujours en Russie, et des responsables travaillent avec leurs homologues de Moscou dans l'espoir que le jeune homme soit expulsé et retourné aux États-Unis pour y faire face à des accusations criminelles, a indiqué lundi le porte-parole du président Barack Obama.

Selon Jay Carney, le refus de Hong Kong de ne pas interpeller Snowden a «sans conteste» nui aux relations entre Washington et Pékin.

Snowden a quitté l'ex-colonie britannique, où il s'était réfugié, et s'est envolé pour Moscou, mais n'est pas ensuite monté à bord d'un vol pour Cuba, contrairement à ce qui était prévu. Ses faits et gestes demeurent un mystère.

Le fondateur de l'organisation WikiLeaks, Julian Assange, a dit ne pas vouloir entrer dans les détails à propos de l'endroit où se trouvait Snowden, mais a assuré qu'il était en sécurité.

Snowden a demandé l'asile en Équateur, en Islande, et possiblement dans d'autres pays, a dit M. Assange.

Interrogé à savoir s'il était confiant que les Russes expulseraient Snowden, le président Obama a déclaré que «ce que nous savons, c'est que nous utilisons tous les canaux appropriés, et travaillons avec plusieurs autres pays pour nous assurer que les lois sont respectées».

Au cours de la fin de semaine, la sénatrice Dianne Feinstein, présidente du comité sénatorial sur le renseignement, a déclaré que Snowden pourrait posséder encore près de 200 documents secrets.

Aux yeux du porte-parole Jay Carney, le refus de Hong Kong d'aller de l'avant avec la demande d'extradition américaine «était un choix délibéré, par le gouvernement, de laisser partir un fugitif, malgré un mandat d'arrestation valide, et cette décision a indubitablement un impact négatif sur les relations sino-américaines».

Les deux approches diplomatiques — dureté avec la Chine, ouverture avec les Russes — survient quelques jours seulement après que M. Obama eut rencontré séparément les leaders de ces pays pour tenter de combler certains fossés dans les principaux différends qui les opposent.

Une représentante de la compagnie aérienne Aeroflot a révélé sous le couvert de l'anonymat, plus tôt lundi, que l'ancien employé d'un sous-traitant de la NSA n'avait pas pris le vol SU150 à destination de la capitale cubaine.

Citant une source au sein des forces de sécurité russes, l'agence de presse Interfax a également indiqué que le jeune homme de 29 ans n'était pas monté dans l'avion.

Lundi, toujours, Aeroflot avait confirmé que M. Snowden s'était enregistré pour le vol en utilisant son passeport américain, que les États-Unis affirment avoir révoqué.

Après avoir passé la nuit à l'aéroport de la capitale russe, l'Américain, qui a admis avoir divulgué des documents confidentiels à des médias, devait s'envoler vers Cuba puis vers le Venezuela, avant de se rendre en Équateur.

Selon des analystes, il était probable que les Russes ont interrogé Snowden, curieux d'en apprendre le plus possible sur ce qu'il savait à propos de l'espionnage électronique américain contre Moscou.

Snowden, qui a aussi travaillé comme technicien pour la CIA, a fui la Chine afin d'empêcher les États-Unis d'obtenir son extradition pour espionnage.

Edward Snowden a fourni des documents à The Guardian et au Washington Post au sujet des vastes programmes de surveillance permettant au gouvernement américain de recueillir un nombre important de données téléphoniques et électroniques au nom de la sécurité nationale.

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