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Le pétrole recule à New York, fragilisé par de nombreux vents contraires

24/06/2013 09:40 EDT | Actualisé 24/08/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole évoluaient en légère baisse lundi à New York peu après l'ouverture, tentant de résister à un ensemble de vents contraires venus d'Asie, d'Europe et des Etats-Unis, de mauvais augure pour la demande mondiale en brut.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août perdait 40 cents, à 93,29 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le brut new-yorkais se tient relativement bien pour l'instant quand l'on connaît la somme de vents contraires qu'il doit affronter" en ce début de semaine, a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

En baisse de plus de 1 dollar en cours d'échanges électroniques, les prix du WTI sont parvenus à toucher brièvement l'équilibre peu avant l'ouverture de la séance officielle.

Les obstacles à l'ascension des cours de l'or noir restaient pourtant nombreux, après des commentaires de la Réserve fédérale américaine (Fed) la semaine dernière annonçant son intention de réduire progressivement, à partir de fin 2013, ses mesures exceptionnelles de soutien à l'économie américaine et aux marchés financiers.

"Un billet vert plus fort, des taux d'intérêt en hausse sur le marché obligataire américain, et des marchés d'actions en chute en Asie continuent à exercer une forte pression sur les cours pétroliers", ont noté les analystes de Commerzbank.

La hausse des taux d'intérêt à long terme américains signifient en effet que le financement des investissements des opérateurs du marché devient plus cher, tandis que la hausse du dollar rend moins attractifs les achats de brut, libellés dans cette monnaie, pour les acheteurs munis d'autres devises.

En Chine, un très net repli des places asiatiques traduisait les craintes qu'un manque de liquidités dans le système bancaire chinois pénalise à terme la consommation des ménages de ce géant économique, qui est également le deuxième consommateur mondial en or noir.

En zone euro, le moral des entrepreneurs allemands s'est légèrement amélioré en juin par rapport à mai, mais pas suffisamment pour témoigner d'une réelle et forte reprise de la première puissance économique de la zone.

"Mais le brut a tellement chuté la semaine dernière qu'il dispose encore d'un petit soutien technique pour se maintenir un peu, surtout dans un contexte de tensions géopolitiques accrues" au Moyen-Orient, a précisé M. Smith.

ppa/sl/sam

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