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Jim Carrey refuse de cautionner la violence de «Kick-Ass 2», dans lequel il joue

24/06/2013 01:45 EDT | Actualisé 24/08/2013 05:12 EDT

TORONTO - Jim Carrey refuse d'accorder son appui au film «Kick-Ass 2», dans lequel il tient le rôle du colonel Stars and Stripes.

L'acteur d'origine canadienne s'est tourné vers Twitter pour témoigner de son malaise face aux scènes de violence contenues dans cette adaptation cinématographique d'une bande dessinée, qui prendra l'affiche en août.

Jim Carrey, qui n'était pas de la distribution du premier film de cette franchise, prête ses traits à un justicier dans ce deuxième volet. Il y campe le colonel Stars and Stripes, un chrétien «Born Again».

Le comédien âgé de 51 ans est un farouche partisan du contrôle des armes à feu. Il a d'ailleurs participé à une production satirique intitulée «Cold Dead Hand», qui tournait en dérision la National Rifle Association (NRA), puissant lobby pro-armes américain, et son défunt président, l'acteur Charlton Heston.

M. Carrey a expliqué, sur Twitter, qu'il avait participé au tournage de «Kick-Ass 2» avant la fusillade de l'école primaire Sandy Hook, et qu'il ne pouvait maintenant soutenir cette violence en son âme et conscience.

Il a présenté ses excuses à tous ceux qui ont été impliqués dans cette production. «Je n'en suis pas gêné, mais les récents événements m'ont amené à changer d'idée», a-t-il plaidé.

Mark Millar, qui a signé la bande dessinée ayant inspiré le film, a répondu à Jim Carrey sur le babillard de son site internet.

«Comme vous le savez peut-être, Jim est un défenseur passionné du contrôle des armes à feu, et je respecte autant ses prises de position et ses opinions, mais je suis soufflé par ces commentaires, car rien dans ce film n'était absent du scénario il y a 18 mois», a écrit l'auteur écossais.

«Oui, il y a des morts à profusion, mais un long métrage intitulé 'Kick-Ass 2' doit vraiment montrer ce qu'il y a sur l'étiquette. Il y aura toujours du sang sur le plancher d'une suite d'un long métrage qui nous a fait connaître Hit-Girl, et cela n'aurait pas dû surprendre un mec qui a tellement aimé le premier film», a-t-il fait valoir dans une longue missive.

«La vraie violence m'horrifie aussi, tout comme Jim (même si je suis Écossais), mais 'Kick-Ass 2' n'est pas un documentaire», a conclu M. Millar.

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