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Grève dans la construction : Marois parlera cet après-midi

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PAULINE MAROIS
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Les négociations sont rompues entre l'Alliance Syndicale et une partie des associations patronales, qui tentent d'en arriver à une entente pour mettre fin à la grève des travailleurs de la construction. Un point de presse de la première ministre Pauline Marois est attendu à ce sujet vers 14 h 30.

Les négociations ont repris entre l'Alliance syndicale et la partie patronale représentant les secteurs résidentiels, du génie civil et de la voirie. Toutefois, c'est toujours l'impasse entre l'Association de la construction du Québec (ACQ) et l'Alliance syndicale. Mais les associations patronales représentant le secteur résidentiel, du génie civil et de la voirie confirment qu'ils comptent retourner à la table des négociations rapidement.

En effet, les pourparlers sont au point mort entre l'ACQ, qui représente les entrepreneurs des secteurs industriel, commercial et institutionnel, et l'Alliance syndicale. C'est le secteur le plus important de l'industrie de la construction au Québec, dans lequel œuvrent 100 000 des 175 000 travailleurs présentement en grève.

Les discussions sont rompues entre l'ACQ et le syndicat depuis 2 h 30 du matin, dimanche. La représentante de l'ACQ, Lyne Marcoux, a quitté la table des négociations affichant une mine sombre, dans la nuit de samedi à dimanche. « Ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a pas d'entente. On pensait arriver à une entente ce soir, mais il n'y a pas d'entente pour le moment », a-t-elle déclaré aux médias, en quittant la salle. Les sujets sur lesquels achoppent les négociations sont les salaires, la rémunération des heures supplémentaires, les horaires de travail et la mobilité de la main-d'œuvre.

Du côté du secteur résidentiel, Sylvain Mathieu, le directeur de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ), a expliqué qu'il souhaitait que le travail puisse reprendre sur les chantiers gérés par ses membres.

« Ce n'est pas comme les autres secteurs de l'industrie. Si on veut forcer les gens à arrêter, nous en tout cas, on va être là pour veiller aux grains, pour que les gens puissent travailler sans encombre, parce qu'à un moment donné, il faut que ça avance », a déclaré le directeur de l'APCHQ.

La première ministre Pauline Marois, qui doit s'envoler mercredi pour le Mexique, a déjà dit qu'elle n'hésiterait pas à recourir à une loi spéciale pour forcer les travailleurs à revenir sur les chantiers dans le cas où les deux parties seraient incapables de s'entendre, évoquant les nombreux projets d'envergure actuellement paralysés par le conflit de travail. Elle s'exprimera à ce sujet à 14h30, lors d'un point de presse. Ses commentaires seront suivis de ceux de l'Alliance syndicale qui compte faire une mise au point, après Mme Marois.

La ministre du Travail, Agnès Maltais, a été avertie des derniers développements, mais préfère ne pas commenter pour l'instant. Les deux parties s'étaient d'abord réunies à la table de négociation vendredi matin, au lendemain d'une intervention de la ministre.

Selon certaines estimations, le conflit coûte au moins 13 millions de dollars par jour aux entrepreneurs.

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