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Uruguay: un référendum pourrait abroger la nouvelle loi sur l'avortement

23/06/2013 11:02 EDT | Actualisé 23/08/2013 05:12 EDT

MONTEVIDEO, Uruguay - La plus libérale des lois sur l'avortement de l'Amérique du Sud était menacée, dimanche, alors que les Uruguayens décidaient si un référendum devrait être tenu pour permettre son éventuelle abrogation.

Des groupes indépendants, de même que certains membres du parti de droite Colorado et du parti centriste National, tentent de faire invalider la loi, adoptée in extremis en octobre dernier. La loi a dépénalisé l'avortement dans les trois premiers mois de la grossesse.

Si 25 pour cent des électeurs uruguayens se présentent aux urnes dimanche, les responsables auraient 120 jours pour déterminer la date d'un référendum sur le maintien ou la révocation de la loi autorisant les interruptions volontaires de grossesse.

Un sondage mené plus tôt ce mois-ci par la firme CIFRA a démontré que 40 pour cent des Uruguayens avaient l'intention de voter dimanche, ce qui permettrait de renvoyer la question à un référendum officiel. La maison de sondage avait interrogé 1008 personnes à l'échelle du pays, avec une marge d'erreur de plus ou moins 3 points de pourcentage.

L'adoption de cette loi avait marqué un tournant pour l'Uruguay, alors que les autres États de la région, à l'exception de Cuba et de quelques gouvernements locaux, interdisent formellement l'avortement en toutes circonstances.

L'opposition à la nouvelle mesure demeure toutefois vive, et certains médecins ont carrément refusé de pratiquer l'avortement pour des raisons éthique ou religieuse.

Selon le sous-ministre à la Santé Leonel Briozzo, quelque 400 avortements par mois ont été menés depuis l'entrée en vigueur de la loi.

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