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Ottawa embauche davantage en communications, mais est critiqué pour son opacité

23/06/2013 08:58 EDT | Actualisé 23/08/2013 05:12 EDT

OTTAWA - Le gouvernement fédéral emploie près de 4000 personnes dans les différents départements de communications de la fonction publique, une hausse de 15,3 pour cent depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs en 2006.

Des données rassemblées par le Bureau du directeur parlementaire du budget révèlent que 3865 employés des «services d'information» étaient rémunérés à la fin de l'exercice 2011-2012, en hausse de 512 employés depuis que le premier ministre Stephen Harper est arrivé en poste.

Les plus importantes augmentations des embauches ont été constatées dans les deux postes les mieux rémunérés, où le nombre de travailleurs a augmenté de 33 et de 50 pour cent, respectivement.

Selon des responsables gouvernementaux, les services d'information se sont développés à un rythme similaire à celui de la fonction publique, et représentent 1,8 pour cent du total, en légère hausse par rapport à 1,6 pour cent de la main-d'oeuvre en 2006.

Le gouvernement Harper a été critiqué pour avoir dépensé des dizaines de millions de dollars sur des publicités économiques au ton positif, ainsi que des centaines de milliers de dollars sur la surveillance des médias.

Au même moment, la Commissaire fédérale à l'information Suzanne Legault examine actuellement une plainte selon laquelle les règles de communication du gouvernement briment l'accès du public à des informations sur des travaux scientifiques payés par les contribuables.

En avril, Mme Legault a publié un rapport sur la Loi d'accès à l'information indiquant que des compressions budgétaires entamées en 2011 sapaient le système. Le pourcentage de requêtes ayant obtenu une réponse à l'intérieur de la période de 30 jours spécifiée par la loi a chuté à 55 pour cent en 2011-2012, le plus bas taux jamais atteint.

Le mois dernier, le groupe Canadian Journalists for Free Expression a publié un rapport qui critiquait fortement le gouvernement conservateur pour sa «culture du secret» et ce que le président du groupe a appelé «la mainmise grandissante sur l'information disponible aux Canadiens».

Ottawa semble aux prises avec les mêmes problèmes que d'autres gouvernements du pays et de la planète: un cycle de nouvelles de 24 heures s'étalant rapidement sur plusieurs plateformes.

Selon M. Conway, la hausse du nombre de hauts responsables au sein des services d'information s'explique par «la complexité du travail et le besoin de réagir aux réseaux de nouvelles continus».

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