POLITIQUE

Grève dans la construction : le conciliateur met de la pression

23/06/2013 03:34 EDT | Actualisé 23/08/2013 05:12 EDT
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Après une suspension de quelques heures, les négociations entre l'Alliance syndicale et l'Association de la construction du Québec (ACQ) ont repris à la table principale, qui chapeaute les secteurs commercial, industriel et institutionnel.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, le conciliateur Julien Perron exhorte les deux parties à en arriver à une entente au cours des prochaines heures.

En après-midi, le conciliateur avait lui-même suspendu les négociations, demandant aux représentants syndicaux et patronaux de réfléchir.

« Le conciliateur nous a demandé de faire une réflexion sur une problématique qu'il avait identifiée », a expliqué à Radio-Canada Éric Côté, porte-parole de l'ACQ.

« Les négociations sont suspendues. Après 25 heures, je pense qu'il faut prendre un certain recul » pour arriver à l'objectif d'une entente négociée, a tenu à préciser M. Côté.

Quelque 175 000 travailleurs sont en arrêt de travail depuis lundi, et la menace d'une loi spéciale plane toujours.

Les deux parties s'étaient réunies à la table de négociation, vendredi matin, au lendemain de l'intervention de la ministre du Travail, Agnès Maltais.

Les sujets sur lesquels achoppent les négociations sont les salaires, la rémunération des heures supplémentaires, les horaires de travail et la mobilité de la main-d'œuvre.

Selon certaines estimations, le conflit coûte au moins 13 millions de dollars par jour aux entrepreneurs.