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Le bilan de Bombardier au Salon du Bourget est plutôt timide

23/06/2013 04:37 EDT | Actualisé 23/08/2013 05:12 EDT

PARIS - Le Salon du Bourget qui s'est terminé dimanche près de Paris a été un bon millésime pour les grands avionneurs, à l'exception notable de Bombardier qui est resté à l'écart du jeu des annonces de commandes spectaculaires sur le marché du transport commercial, tout en tirant son épingle du jeu du côté des avions d'affaires.

De l'avis des observateurs, le 50e Salon du Bourget, un des grands rendez-vous de l'industrie mondiale de l'aéronautique, a été difficile pour le constructeur québécois. Dans le bilan dressé par les médias, Bombardier a ainsi été décrit comme «le grand absent» ou le «parent pauvre» du salon, alors que ses rivaux sur le marché des avions régionaux ont battu leurs records de commandes.

Tout le monde attendait de voir si le CSerie, à quelques jours de son vol inaugural, trouverait de nouveaux acquéreurs, mais aucune vente n'a été conclue. Sur ce terrain, Bombardier a été totalement éclipsé par son rival Embraer. L'E2, la toute nouvelle génération de la famille E jets du Brésilien, a démarré en trombe. D'autant que le lancement a été accompagné d'une commande ferme de 100 appareils de la compagnie Skywest, un contrat de plusieurs milliards de dollars.

Quatre ans après le lancement du projet CSeries, le carnet de commandes de Bombardier fait état de 388 commandes, dont 177 engagements fermes. Embraer peut déjà se vanter d'en avoir autant : 365 commandes, dont 150 commandes fermes.

Le leader du marché des avions régionaux à hélices, ATR a de son côté annoncé au Bourget 173 commandes, dont 83 fermes, portant sur plus de quatre milliards de dollars US. Dans le même créneau, Bombardier a fait état d'une dizaine de commandes fermes seulement, pour des appareils CRJ1000 et Q400 NextGen acquis par Alaska Air et le transporteur africain Arik Air, pour un montant total d'environ 400 millions $ US.

Le bilan de Bombardier est meilleur du côté des jets d'affaires, avec des commandes fermes et des options frôlant les 2 milliards $ US. Ces transactions concernent de nouveaux appareils de l'avionneur québécois, le Challenger 350 (20 commandes fermes et autant d'options passées par VistaJet) et le Global 8000 (12 appareils acquis par un acheteur anonyme).

Au total, des commandes de 115 milliards $ US ont été passées au salon du Bourget, complètement dominé par les géants Airbus et Boeing, qui ont vendu à eux seuls près de 900 avions au prix de 100 milliards $.

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