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Les troupes de Bachar el-Assad renforcent leur attaque en périphérie de Damas

22/06/2013 02:42 EDT | Actualisé 22/08/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - Les forces gouvernementales de la Syrie ont renforcé samedi leur attaque contre les bastions des rebelles au nord de la capitale, Damas, tandis que les combattants de l'opposition affirment avoir lancé leur propre offensive à Alep.

Les deux camps intensifient leurs opérations à l'heure où un groupe de 11 pays, les «Amis du peuple syrien», tiennent une rencontre au Qatar pour déterminer la façon dont l'aide sera apportée aux rebelles combattant le régime de Bachar el-Assad.

Le groupe s'est entendu, samedi, sur la nécessité d'accroître l'aide offerte aux rebelles, a soutenu le secrétaire d'État américain, John Kerry. Il n'a pas précisé la nature de l'aide militaire et humanitaire mais a souligné qu'elle serait suffisante pour contribuer à renverser le rapport de force sur le terrain.

M. Kerry a également critiqué le président Assad pouvoir avoir invité les combattants du Hezbollah libanais et les Iraniens à se battre aux côtés de ses hommes, affirmant que le controversé leader risquait de plonger la région dans une guerre intercommunautaire.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, basé à Londres, a déclaré que les bombardements sur le district de Qaboun avaient tué, depuis vendredi, trois enfants.

Des activistes ont rapporté d'importants bombardements sur plusieurs fronts dans les secteurs nord de Damas, ce qui pourrait être une tentative des forces loyalistes de couper les contacts entre différents districts aux mains des rebelles ayant servi de rampes de lancement aux opérations menées contre la capitale.

Par ailleurs, Washington a récemment autorisé l'armement des rebelles, un revirement majeur de sa politique dans ce dossier. La Maison-Blanche affirme avoir la preuve que le régime Assad a fait usage d'armes chimiques contre sa population.

Les rebelles ont fait savoir qu'ils avaient déjà reçu de nouvelles armes de pays alliés, mais les États-Unis n'auraient encore rien envoyé. Des experts et des activistes affirment que des missiles anti-tank figuraient parmi ces armes, de même qu'une petite quantité de missiles sol-air.

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