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Jan Ullrich admet s'être dopé sous la supervision d'Eufemiano Fuentes

22/06/2013 11:23 EDT | Actualisé 22/08/2013 05:12 EDT

BERLIN - Jan Ullrich, le gagnant du Tour de France en 1997, a admis à un magazine allemand avoir reçu des traitements de dopage sanguin du médecin espagnol Eufemiano Fuentes.

Ullrich a été cité samedi déclarant, dans le cadre d'une entrevue accordée à l'hebdomadaire Focus, que presque tous les cyclistes utilisaient des drogues de performance, et qu'il voulait simplement s'assurer «d'avoir les mêmes opportunités que les autres».

«Presque tous les cyclistes utilisaient des drogues de performance à cette époque. Je n'ai rien pris que les autres ne consommaient pas», a-t-il confié au magazine. «Selon moi, la tricherie commence lorsqu'on tire un avantage (sur les autres). Ce n'était pas le cas. Je voulais m'assurer d'avoir les mêmes chances que les autres.

«Je règle cet enjeu pour moi. Je veux maintenant me tourner vers l'avant, et ne plus jamais regarder derrière.»

Interrogé à savoir s'il s'était seulement livré à du dopage sanguin, Ullrich a mentionné que «le diagnostic du médecin ne mentionnait que ça». Il a ajouté qu'il ne pouvait se souvenir du nombre de fois où Fuentes lui a prodigué des traitements.

En février 2012, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a banni Ullrich pour deux ans pour dopage sanguin, estimant qu'il était «totalement impliqué» dans le programme de dopage de Fuentes, tel que démontré dans l'enquête 'Operation Puerto'. Le TAS a effacé sa troisième place au TDF en 2005. Il n'a pas contesté la décision du TAS, précisant qu'il préférait «tourner la page sur ce chapitre de sa vie». Ullrich a annoncé sa retraite en 2007.

À cette époque, le cycliste retraité avait reconnu entretenir des «liens» avec Fuentes sans savoir qu'il s'agissait littéralement de dopage sportif.

«Oui, j'ai reçu des traitements de Fuentes», a reconnu le cycliste allemand dans les pages du magazine.

Pour le vice-président du Comité international olympique, Thomas Bach, cette confession est arrivée tout simplement «trop tard».

«Jan Ullrich a obtenu l'opportunité de reconnaître les faits il y a quelques années et il l'a ratée», a écrit Bach dans un échange de courriels. «La confession faite aujourd'hui de certains des éléments reconnus et établis n'aide en rien Jan Ullrich ou le cyclisme.»

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