DIVERTISSEMENT

Première Chaîne de Radio-Canada: des témoignages émouvants pour René Homier-Roy

21/06/2013 03:12 EDT | Actualisé 21/06/2013 03:14 EDT
SRC

Après s’être levé aux aurores pendant 15 ans pour réveiller les auditeurs, René Homier-Roy a animé vendredi sa toute dernière émission de C’est bien meilleur le matin, à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Pour l’occasion, plusieurs de ses amis et anciens collaborateurs s’étaient déplacés afin de lui rendre hommage et de lui souhaiter une bonne continuité. En studio, l’émotion était à son comble, et quelques-uns ont versé une larme lorsque le communicateur a adressé ses adieux à son public.

Parmi eux, Annie-Soleil Proteau, aujourd’hui animatrice de Deux filles le matin, à TVA, avait du mal à retenir ses sanglots lorsque René Homier-Roy a éteint son micro. La jeune femme a côtoyé le morning man pendant cinq ans, d’abord à titre de recherchiste au magazine télévisé On fait tous du show-business, puis comme chroniqueuse culturelle à C’est bien meilleur le matin pendant deux ans. Arborant fièrement son macaron « J’aime RHR », Annie-Soleil a raconté avoir développé une affection sans bornes envers celui qu’elle considère comme son mentor.

« D’être avec lui, c’a été une expérience inoubliable qui m’a marquée, et qui a changé, je pense, ma façon d’être et de percevoir ce métier. René est quelqu’un d’extrêmement généreux. Je lui ai souvent dit, en ondes et hors d’ondes, que je l’aimais, que j’avais un amour profond pour lui. Et René n’aime pas étaler ses émotions. Alors, j’aimais le challenger à ce niveau-là. Je le serrais dans mes bras, je l’embrassais, je lui répétais que je l’aimais… Et il a appris à vivre avec ça ! (rires) »

Annie-Soleil n’a pas tari d’éloges devant ce professeur exceptionnel, qui lui a enseigné plusieurs rudiments de la profession qu’elle exerce aujourd’hui.

« Il m’a montré la rigueur, l’envie du travail bien fait, l’importance de bien se préparer et de connaître son contenu et le goût de se cultiver. Et le petit côté “gripette”, aussi, le fait qu’on peut taquiner les gens en ondes, qu’il y a une façon de le faire et que c’est correct. René a une grande sensibilité, il a de petites antennes émotionnelles, même s’il ne se laisse pas emballer. Il est ouvert à beaucoup de choses. »

« Je lui souhaite d’être heureux et d’être bien entouré », a-t-elle ensuite laissé tomber en guise de conclusion, avant de se mettre à pleurer à chaudes larmes.

Une grande force

Pauline Martin, pour sa part, était tout sourire lorsqu’elle est passée saluer son ancien collègue, dans les environs de 8h30. La comédienne a présenté la météo à C’est bien meilleur le matin entre 2001 et 2006 et se souvient s’être beaucoup amusée, à cette époque où elle était assise à la droite de René Homier-Roy. Elle a rappelé l’intelligence de l’homme et sa capacité à jouer sur plusieurs tableaux lorsqu’il se trouve derrière le micro.

« René a une grande capacité intellectuelle, a-t-elle souligné. Lorsqu’une émission du matin démarre, on ne connaît que la moitié de son contenu, parce qu’il faut composer avec l’actualité du jour. Les recherchistes font des appels à 5h45, ils dérangent les gens pour obtenir des entrevues. Il faut donc beaucoup de concentration pour être capable à la fois de diriger la circulation dans le studio et mener l’émission, sans que les auditeurs ne le perçoivent. Et ça, c’est la grande force de René. »

Pauline Martin a conseillé à René Homier-Roy de profiter davantage de la vie et de la douceur de celle-ci, maintenant que son exigeante routine matinale des 15 dernières années fait partie du passé.

« J’espère qu’il reviendra à une vie normale, bien entouré, avec de bons amis, a-t-elle avancé, le regard attendri. Il est doué pour le bonheur, et je lui souhaite que cette partie de lui prenne beaucoup de place! »

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