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Les rebelles syriens confirment avoir reçu de nouvelles armes

21/06/2013 01:57 EDT | Actualisé 21/08/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - Les rebelles syriens ont annoncé vendredi avoir reçu de nouvelles armes qui pourraient changer la donne sur le terrain et leur permettre de remporter des victoires contre les forces du président Bachar el-Assad.

Loay AlMikdad, un porte-parole de l'opposition, a affirmé dans une entrevue téléphonique que les armes provenaient de nations arabes et d'autres pays. Il n'a pas donné davantage de détails, mais a précisé que les États-Unis n'avaient rien fourni pour le moment.

Les propos de M. AlMikdad confirment les rumeurs selon lesquelles des armes ont récemment été livrées aux combattants de l'opposition, les aidant à freiner l'avance des troupes du régime Assad à Alep, la plus importante ville de la Syrie, et ailleurs.

Des membres de l'opposition et des experts avaient en effet déclaré à l'Associated Press plus tôt en juin que des pays du golfe Persique avaient envoyé des nouveaux missiles antichars et antiaériens aux commandants rebelles.

Washington a révélé il y a un peu plus d'une semaine avoir découvert des preuves que les troupes de Bachar el-Assad avaient utilisé des armes chimiques, dont du gaz sarin, contre les forces rebelles lors de plusieurs attaques qui ont fait environ 150 morts l'an dernier.

Après cette annonce, qui a coïncidé avec une violente offensive de la part du régime syrien pour reprendre à l'opposition des endroits stratégiques, des représentants américains ont indiqué que le président Barack Obama avait consenti pour la première fois à donner des armes aux rebelles.

L'opposition syrienne réclame depuis longtemps des missiles antichars et antiaériens, mais certains pays occidentaux craignent que ces armes ne se retrouvent entre les mains de militants islamistes qui se battent aux côtés des rebelles.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères a soutenu vendredi que les messages contradictoires envoyés par la Maison-Blanche à propos de la Syrie risquaient de faire dérailler une rencontre internationale visant à mettre fin à la guerre civile syrienne.

Sergueï Lavrov a également prévenu Washington qu'évoquer une possible zone d'exclusion aérienne ne faisait qu'encourager les rebelles à poursuivre les combats.

La Russie est l'un des principaux alliés du régime de Bachar el-Assad depuis le début du conflit en mars 2011, qui a fait jusqu'à présent plus de 93 000 morts.

En plus de le mettre à l'abri des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, elle lui fournit aussi des armes, comme en témoigne un récent contrat conclu entre les deux pays pour des missiles sol-air S-300.

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