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Le pétrole creuse ses pertes à New York, toujours miné par la Fed

21/06/2013 03:19 EDT | Actualisé 21/08/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont encore nettement creusé leurs pertes vendredi à New York, après avoir enregistré la veille leur pire chute depuis novembre, dans un marché toujours pénalisé par des craintes d'inflexion de la politique monétaire américaine.

Le baril de référence pour livraison en août, dont il s'agissait du premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a glissé de 1,45 dollar à 93,69 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Sur les deux dernières séances, les cours de l'or noir, qui s'étaient nettement appréciés depuis début juin, ont enregistré une chute de près de 5 dollars sur la place new-yorkaise. Il avaient vainement tenté de reprendre leur souffle vendredi en début d'échanges.

"Le petit mouvement de pause n'a pas duré et les cours ont vite cédé aux inquiétudes liées à la réduction annoncée des injections de liquidités de la Réserve fédérale américaine et de la hausse nette des rendements" sur le marché obligataire, a commenté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

En effet, ces injections de 85 milliards de dollars par mois dans le système financier américain ont concouru à l'attractivité des actifs jugés risqués --comme les matières premières et le brut-- d'une part à cause de l'affaiblissement du dollar et d'autre part de la baisse générale des taux d'intérêt.

La remontée de ces taux "signifie qu'il devient plus onéreux pour les courtiers d'emprunter afin de financer leurs investissements en contrats à terme de brut, ce qui pourrait durablement affecter la demande" sur le marché du pétrole, selon Andy Lipow.

"Le marché du pétrole a été contaminé par la vague d'anxiété qui s'est emparée des marchés financiers mondiaux", a commenté John Kilduff, de Again Capital.

Et les difficultés de la Chine, deuxième consommateur de brut au monde, "continuent de faire trembler" les opérateurs, a noté M. Kilduff au lendemain de l'annonce en juin par la banque HSBC de la plus forte contraction de la production manufacturière depuis neuf mois du géant asiatique.

"On a désormais peur qu'une crise bancaire éclate dans ce pays crucial pour la demande en brut", a ajouté Phil Flynn de Price Futures Group, alors que la Banque centrale de Chine (PBOC) mène une politique de forte restriction de l'accès au crédit en raison du niveau élevé de mauvaises créances détenues par les banques chinoises.

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