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Le MNBAQ accorde à EBC les travaux d'agrandissement du musée

21/06/2013 03:19 EDT | Actualisé 20/08/2013 05:12 EDT

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) a réagi vendredi après-midi à la décision de l'Autorité des marchés financiers (AMF) de placer la firme Verreault, le plus bas soumissionnaire pour les travaux d'agrandissement du Musée, sur le Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics.

Dans un bref communiqué, le MNBAQ dit « prendre acte » de la décision de l'AMF. Du même coup, la direction de l'établissement a fait savoir qu'elle accorde à la firme EBC Inc. la réalisation des travaux, soit le deuxième plus bas soumissionnaire après la firme Verreault.

Rappelons que la firme de génie-conseil Dessau et sa filiale Verreault ont échoué la vérification de l'AMF visant à autoriser des entreprises à faire affaire avec le gouvernement pour les contrats publics de 40 millions de dollars et plus, une clause prévue par la Loi sur l'intégrité des contrats publics.

L'AMF a fait connaître sa décision jeudi. La compagnie de construction Verreault pourrait être privée de contrats publics et parapublics pour les cinq prochaines années.

La firme avait été choisie en mars comme plus bas soumissionnaire pour obtenir le contrat de construction du nouveau pavillon du MNBAQ, un projet de 103 millions de dollars.

Le Musée avait déjà la permission du gouvernement pour octroyer le contrat à la firme et attendait le feu vert de l'AMF pour finaliser l'entente.

Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, soutient que les entreprises éclaboussées par la Commission Charbonneau doivent faire le ménage si elles veulent obtenir à nouveau des contrats gouvernementaux.

M. Bédard se dit conscient de l'impact important de la décision de l'AMF pour Dessau et ses 5000 employés, mais précise que les valeurs d'intégrité définies dans la Loi 1 doivent prévaloir. « Ceux qui pensaient que strictement écarter un ou deux dirigeants serait suffisant ont tort. C'est un message clair qu'on envoie : faites le ménage, faites-le bien, faites-le pour aujourd'hui, mais faites-le aussi pour l'avenir. C'est un message ferme, mais mesuré. Ça sera à l'avantage des entreprises, ça sera à l'avantage des citoyens du Québec », soutient-il.

Dessau se donne trois mois pour démontrer à l'AMF qu'elle est réhabilitée.

Rappelons que le gouvernement péquiste a fait adopter, en décembre dernier, une nouvelle loi visant à resserrer l'accès aux contrats publics, pour écarter les entreprises dont l'intégrité est entachée par des malversations de leurs dirigeants.

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