POLITIQUE

Pas de tutelle pour Montréal mais Applebaum doit démissionner, dit Marois (VIDÉO)

17/06/2013 04:38 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

La première ministre du Québec, Pauline Marois, exclut la tutelle pour Montréal, mais estime que le maire de Montréal, Michael Applebaum, doit démissionner

Réagissant à l'arrestation du maire par l'UPAC, elle a déclaré qu'il s'agissait d'« une triste nouvelle, mais il n'y aura pas de mise en tutelle ».

Elle a expliqué sa décision en indiquant qu'il s'agit d'une personne mise en accusation pour des faits qui remontent à l'époque où Michael Applebaum était maire de son arrondissement.

« Il y a à Montréal des élus qui ne sont pas accusés et qui forment une coalition et donc il y a un contrepoids. Il n'y a pas de raison qui justifierait de mettre Montréal en tutelle présentement. »

Elle souhaite cependant que le maire se retire de ses fonctions et elle exclut la possibilité de devancer les élections municipales du 3 novembre.

Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, sur les ondes de RDI lundi avait dit plus tôt que le maire Applebaum doit quitter ses fonctions dès que possible pour se concentrer sur les accusations qui pèsent contre lui.

« Nous pensons que M. Applebaum, pour le bien des Montréalais, pour préserver l'institution qu'est la Ville de Montréal, doit annoncer qu'il quitte, qu'il se retire », a dit le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, sur les ondes de RDI lundi.

« Selon la loi 10, on peut suspendre un élu de ses fonctions. Mais nous ne croyons pas que nous devons nous rendre là. Nous appelons M. Applebaum à prendre ses responsabilités. La meilleure chose à faire dans ce contexte, c'est de se retirer », ajoute-t-il.

Concernant la marche à suivre advenant la démission du maire, le ministre Gaudreault juge que l'administration municipale actuelle est apte à prendre en main les dossiers en cours.

« Il y a présentement un conseil exécutif de coalition. L'administration fonctionne, les projets suivent leur cours. On est en lien constant avec la Ville. Le conseil exécutif et le conseil municipal doivent se réunir une fois que M. Applebaum aura démissionné pour décider de la suite des choses », affirme-t-il, ajoutant que la nomination d'un maire par intérim serait la procédure normale à suivre, comme ce fut le cas lors de la démission de Gérald Tremblay.

Le ministre exclut toutefois la mise en tutelle de Montréal, comme ce fut le cas à Laval.

« La situation est différente de celle de Laval. Montréal a un directeur général, alors qu'il n'y en avait plus à Laval. Il y a aussi des partis d'opposition à Montréal, il n'y en avait pas à Laval », dit-il.

Le ministre Lisée demande aussi la démission du maire Applebaum

Questionné plus tôt par les journalistes sur les mesures que son gouvernement compte prendre à la suite de l'arrestation du maire de Montréal, le ministre québécois des Relations internationales, et responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, a lui aussi invité Michael Applebaum à démissionner.

M. Lisée a également indiqué qu'il n'était pas question pour le moment de placer la Ville de Montréal sous tutelle.

« Je pense qu'il n'est pas nécessaire d'envisager cette hypothèse maintenant. Les accusations portent sur un individu pour la gestion d'un arrondissement, donc on n'est pas du tout dans la situation de Laval », a expliqué Jean-François Lisée.

Quant aux faits reprochés au maire de Montréal, le ministre Lisée a déclaré s'en remettre au travail de la police et accorder la présomption d'innocence aux personnes impliquées dans cette affaire tout en rappelant qu'un maire qui fait face à de telles accusations doit se retirer.

« Nous demandons au maire Applebaum de poser le geste responsable qui est de se retirer, de démissionner pour permettre à la Ville de prendre ses dispositions pour la suite des choses. » — Jean-François Lisée, ministre québécois des Relations internationales, responsable de la ville de Montréal

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