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FrancoFolies 2013: le phénomène Fauve ≠ se transporte à Montréal (ENTREVUE)

Publication: Mis à jour:
FAUVE
Courtoisie

Les échos ont traversé l’océan, le phénomène français Fauve est maintenant sur toutes les lèvres à Montréal. Le collectif a non seulement surgit dans le paysage musical français, il a littéralement agi comme une onde de choc. Comment décrire Fauve autrement qu’en disant qu’il s’agit d’une véritable claque au visage du rock... Le Huffington Post Québec s’est entretenu avec la formation pour démystifier leur essence.

Un réel exutoire

Des amis de petite enfance, puis des amis à l’université, voilà comment les membres de Fauve se sont rencontrés. Naviguant chacun dans des projets éparpillés, les cinq Parisiens se sont retrouvés, il y a un peu plus de deux ans, avec la volonté de vider leur sac. Et pour exprimer leurs idées tel un défouloir, ils ont choisi de créer par le biais du spoken word. « Le spoken word s’est installé dans notre musique parce qu’on avait du mal à exprimer les mots exacts que l’on voulait dire en les plaçant dans des contraintes de pieds, de verbes, de rimes et de mélodies » explique Fauve.

Si l’on peut penser que leur musique se colle au slam, les gars de Fauve s’en détachent assez rapidement. « Dans le slam, il y a une notion de rimes. Il y a une réelle démarche poétique. Nous, on n’est pas dans la poésie, même si on aime bien que les mots soient justes. On s’attarde plus à la justesse des mots qu’à la poésie et la beauté des mots », explique la formation.

Société de non-poètes non disparus

Fauve est composé de cinq membres principaux, mais ils tiennent à ce qu’on les présente comme un collectif puisque plusieurs personnes gravitent autour d’eux. « Sans ces gens, il n’y aurait pas Fauve. Il y a peut-être 25 ou 30 personnes avec nous. Ce sont des proches, des amis ou des gens qui nous ont envoyé du matériel sur internet et avec qui on a ensuite noué des liens. » La formule étant artistique et très humaniste, ils ne souhaitent pas qu’elle devienne imposée avec, par exemple, des conférences rédactionnelles avec insertion de votes à main levée. Le tout demeure hyper spontané.

Le quintette artistique reçoit de plus en plus de textes, de vidéos et de matériel provenant du public. Certains d’entre eux évoquent même l’idée de bâtir une plateforme web de création. Comme ils trouvent de moins en moins de temps pour lire les projets qui leur sont soumis, ils y voient là un super moyen de créer librement et sans contraintes, tout en jetant un œil sur ce qui se développe par cette plateforme.

LES TROIS QUESTIONS HUFFPOST

1. Quel artiste suggéreriez-vous aux Montréalais d’aller voir durant les FrancoFolies, mis à part vous?

R. La Femme

2. Quel lieu aimeriez-vous visiter à Montréal?

R. L’endroit où l’on pourra manger LA meilleure poutine de Montréal. À Paris, il y a deux endroits du 6e arrondissement où l’on retrouve de la poutine, dont le bar The Moose…mais ce n’est sûrement pas aussi bon qu’au Québec.

3. Nommez un mot de la langue française pour décrire votre œuvre.

R. Fauve, parce que ce mot sert de qualificatif pour refléter ce qui, pour nous, est transgressif, sulfureux, spontané, instinctif et chaleureux.

Engagé et dégagé

La musique de Fauve est engagée dans l’âme, sans être engagée socialement ou politiquement. Elle se dégage de toute envie d’émettre une opinion ou de donner des leçons. Par-dessus tout, elle pousse à la réflexion, évoque des idéaux et entraîne un sentiment de résistance. Lorsqu’on lit leurs textes, on est poussé par l’envie de se défaire de son carcan. On devient rêveur…

Abordant plusieurs réalités parisiennes à la base, Fauve ne pensait pas s’expatrier. Après un passage à Bruxelles et à Neuchâtel, le collectif sera à Montréal deux soirs de suite dans le cadre des FrancoFolies. « Pour nous, il y a un sentiment d’excitation, de découverte et de curiosité puisque nous sommes plusieurs à ne jamais avoir mis les pieds au Québec. Après, on est aussi très impressionné. Notre projet connaît du succès depuis quelques mois seulement. On n’aurait jamais pensé jouer à Montréal. On trouvait ça déjà dingue de sortir de Paris », raconte Fauve.

Fauve – 18 juin, 22h – Scène Loto-Québec / 19 juin, 21h – Métropolis (en première partie de Benjamin Biolay)

EN VIDÉO:

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FrancoFolies: 18 juin 2013
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