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FrancoFolies 2013: le métissage musical de Pierre Kwenders (ENTREVUE)

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PIERRE KWENDERS
Pierre Kwenders en concert. (Courtoisie) | Courtoisie

« J’ai failli sauter sur le divan! », s’est exclamé Pierre Kwenders, ne cachant pas sa joie et sa fébrilité de participer à la 25e édition des FrancoFolies. Ayant lancé un premier mini-album intitulé Whiskey & Tea il y a à peine un mois, l’artiste de 27 ans entre dans un véritable tourbillon qui le stimule énormément.

Pierre Kwenders représente un fruité mélange de saveurs tantôt plus world, tantôt plus électro ou hip-hop. Cela résulte d’un parcours et d’un bagage personnel unique. En effet, Pierre Kwenders s’est installé à Montréal avec sa mère en 2001, après avoir fui son pays natal, la République démocratique du Congo, déchirée par la guerre. Pierre Kwenders, de son vrai nom José Louis Modabi, s’est ensuite impliqué au sein de chorales communautaires tout en s’imprégnant de la musique d’ici.

Le résultat est audacieux sans l’être, et c’est ce qui est merveilleux. Sa musique lui est très propre, ses racines l’étant tout aussi. La première écoute de son œuvre musicale peut surprendre, mais on se laisse rapidement entraîner par ses paroles chantées en lingala, en français et en anglais. L’énergie qui s’y dégage est tout simplement contagieuse.

Le Huffington Post Québec s’est entretenu avec Pierre Kwenders. Découvrez-le en quelques questions.

Q. Tu chantes dans plusieurs langues, de quel œil vois-tu la langue française?
R. La langue française est très importante pour moi. Premièrement, c’est une langue qui est très poétique. Je l’aime aussi, car elle ressemble beaucoup au lingala qui est également une langue poétique. Le lingala (langue bantoue parlée en République démocratique du Congo) est très facile à apprendre, contrairement au français, mais la poésie qui se rattache à ces deux langues me semble très importante.

Q. Ta rencontre avec Nom de Plume (Radio Radio) a été déterminante. En quoi a-t-elle été un élément déclencheur pour toi?
R. J’ai toujours aimé la musique. J’ai chanté dans plusieurs chorales communautaires et je n’aurais jamais pensé faire carrière dans la musique. C’était quelque chose dont j’avais toujours rêvé, mais je ne pensais pas que cela allait arriver. Dans la vie, on a toujours besoin de ce coup de pouce, cette tape sur l’épaule ou ce coup de pied sur la fesse pour se faire dire « Allez, vas-y! T’es capable !». Nom de Plume, c’est mon mentor. C’est lui qui m’a entraîné là-dedans. C’est lui qui m’a réveillé de mon sommeil. Moi, j’étais en train de rêver, mais il fallait que je me réveille pour que le rêve devienne réalité et lui, c’est la personne qui m’a secoué…

Q. De quoi est composée ta musique, ou plutôt ton métissage musical?
R. Dans ma musique, il y a de tout. J’ai été longtemps bercé par la rumba congolaise. Mis à part cela, j’ai passé presque la moitié de ma vie ici au Canada. J’ai donc été influencé par des artistes d’ici. Je suis un grand fan de musique francophone; Aznavour, la musique des années 60…et des trucs un peu plus récents comme le R & B, le hip-hop et l’électro. C’est donc oui, un métissage culturel, mais moi je considère que c’est de la musique inspirée. Les rythmes vont de gauche à droite!

LES QUESTIONS HUFFPOST

1. Mis à part toi, quel artiste nous suggères-tu d’aller voir aux FrancoFolies?

R. Laetitia Zonzambé

2. Nomme un mot de la langue française pour décrire ton œuvre en tant qu’artiste?

R. Inspiration

Q. Tu as revisité la pièce Mardi Gras. Pourquoi ce morceau ?
R. C’est une drôle d’histoire. Nom de Plume et moi partions en session d’enregistrement avec un de nos amis qui est du collectif Difa. Alexandre m’a fait écouter cette chanson-là et cela a été un pur coup de foudre. C’était la première fois que je l’entendais. Trente minutes plus tard, on l’a retravaillée un peu. J’ai écrit quelques paroles puis on a enregistré la même journée.

Q. Pour les festivaliers qui te verront aux Francos, à quoi ressemble ton spectacle?
R. C’est sûr que ce sera très chaleureux! On va s’amuser, on va danser ensemble! À la base, quand on fait de la musique, on la fait pour soi, mais c’est un peu égoïste. Moi, je la fais aussi pour que le public aime ça. J’ai donc envie de me donner au maximum pour mon spectacle aux FrancoFolies pour que ce soit la fête!

Pierre Kwenders – 15 juin, 19h et 21h - Scène Hydro-Québec / 21 juin, 21h – Scène Bell (Invité de Radio Radio)

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Francofolies 2013: quelques artistes
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