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14/06/2013 03:47 EDT | Actualisé 13/08/2013 05:12 EDT

Les Iraniens se choisissent un président

Les électeurs iraniens ont voté vendredi à l'élection présidentielle pour désigner un successeur à Mahmoud Ahmadinejad à la tête de la République islamique.

Le résultat ne devrait guère modifier la politique étrangère de l'Iran, pas plus que ses relations avec les Occidentaux et ses voisins du Golfe.

Les bureaux de vote ont ouvert à 3 h 30 GMT et les opérations électorales doivent durer 10 heures avec de possibles prolongations dans la journée, si nécessaire.

Quelque 50 millions de personnes étaient appelées aux urnes, dont 1,6 million votent pour la première fois.

Les mesures de sécurité ont été renforcées au terme d'une campagne relativement atone, sans comparaison avec celle de 2009, où les réformateurs avaient entrevu l'espoir d'une victoire et d'un changement en Iran.

Parmi les cinq candidats conservateurs qui ont exprimé leur allégeance au guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, trois possèdent des chances de l'emporter ou d'accéder au second tour.

Parmi ces trois favoris, seul Saïd Jalili, actuel négociateur en chef sur la question nucléaire et candidat le plus en vue, souhaite que Téhéran conserve une attitude intransigeante malgré la multiplication des sanctions voulues par les Occidentaux.

Ceux-ci estiment que le gouvernement iranien cherche à se doter de l'arme nucléaire, une accusation qu'il dément.

Les deux autres prétendants, Mohammad Baqer Qalibaf, maire de Téhéran, et Ali Akbar Velayati, ancien ministre des Affaires étrangères, ont quant à eux promis de poursuivre le programme nucléaire tout en critiquant Jalili pour son intransigeance dans la négociation.

La dispersion du camp conservateur pourrait favoriser les ambitions du religieux Hassan Rohani, derrière lequel le camp réformateur s'est rangé.

Ali Khamenei a appelé vendredi matin à une large participation à ce scrutin, affirmant se « moquer » des remarques américaines selon lesquelles l'élection ne serait pas crédible.

« Il est important que tout le monde participe, a lancé Khamenei dans une intervention en direct à la télévision. Notre chère nation doit aller voter avec enthousiasme et gaieté et doit savoir que le destin de notre pays est entre ses mains, que le bonheur du pays dépend d'elle », a-t-il ajouté.

Fin mai, le secrétaire d'État américain John Kerry avait émis des réserves sur la crédibilité de cette élection, critiquant la disqualification de certains candidats et accusant
les autorités de bloquer l'accès à Internet.

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