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13/06/2013 03:47 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

La pluie laisse sa marque dans les champs

Les producteurs en pommes de terre de l'île d'Orléans appréhendent des pertes financières en raison des dommages causés à leurs productions par les pluies du printemps.

Certains producteurs pourraient perdre jusqu'à 25 % de leurs récoltes.

Les importantes précipitations font pourrir une partie pommes de terre dans les champs. La production est par ailleurs retardée en raison de la difficulté de travailler dans des sols gorgés d'eau, témoigne un important producteur de pommes de terre de l'île d'Orléans, Gabriel Blouin, qui est aussi le fournisseur de l'entreprise Lay's.

« Tous les travaux sont compliqués à cause de ça. Renchaussage, arrosage, plantation, tout a été compliqué, difficile, coûteux. J'espère que ça va s'arranger », rapporte-t-il.

Gabriel Blouin soutient avoir 10 jours de retard sur sa production habituelle. Il estime avoir perdu jusqu'à maintenant près de 20 % de sa production.

Les prochaines semaines seront déterminantes pour les producteurs de pommes de terre et les autres productions, dont celle du maïs.

Manon Jobin, conseillère de la coopérative des producteurs de l'île d'Orléans, souligne que la situation peut se résorber en juin, mais mentionne que la période des semis tire à sa fin. « Si la pluie continue, ça va être en mode urgence. Il va y avoir des arrosages qu'on ne sera pas capable de faire parce qu'on ne pourra pas rentrer dans les champs. Beaucoup de pertes de rendement, puis beaucoup de maladies qui pourraient s'installer. Ça pourrait devenir catastrophique », affirme-t-elle.

Depuis le premier mai, la région a reçu 150 mm de plus de précipitations que la normale.

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