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13/06/2013 05:56 EDT | Actualisé 13/08/2013 05:12 EDT

Fermeture de la télé publique: la Grèce paralysée

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Thousands of demonstrators gather outside the Greek public television and radio broadcaster ERT headquarters in Athens northern suburb, after Greece's government announced on June 11, 2013 the immediate closure of ERT in a move that reportedly affects about 2,700 jobs. Hundreds rushed to the main premises of ERT in the northern Athens suburb of Agia Paraskevi to show their support, shortly after the announcement made by government spokesman Simos Kedikoglou. AFP PHOTO/ LOUISA GOULIAMAKI (Photo credit should read LOUISA GOULIAMAKI/AFP/Getty Images)

Plus de 12 000 personnes manifestaient en Grèce jeudi à la mi-journée, selon la police, dans le cadre d'une grève générale contre la fermeture par le gouvernement de la radiotélévision publique ERT, qui a provoqué un choc dans l'opinion publique, suscitant des réactions à l'étranger.

A Athènes, près de 10 000 personnes ont répondu à l'appel d'un rassemblement des syndicats du privé et du public, GSEE et Adedy, devant le siège de la ERT à Aghia Paraskevi, dans la banlieue nord d'Athènes pour dénoncer les politiques d'austérité qui touchent le service public.

A Salonique, deuxième ville grecque dans le Nord, 2 000 personnes manifestaient devant le siège de la chaîne ET3, l'une des cinq chaînes appartenant au groupe audiovisuel ERT, selon une source policière locale.

Selon les organisateurs, le nombre des manifestants était bien le double, et estimé à 20 000 personnes à travers le pays.

Dans la salle de contrôle de la ERT à Athènes, occupé par les journalistes qui tentaient de diffuser des émissions via le site web de l'organisme, Efi Zerva, rédactrice en chef, se réjouissait "du soutien des milliers de gens qui sont venus réclamer la réouverture de l'ERT".

"Nous avons fait la une des médias internationaux", s'est-elle félicitée Mme Zerva en soulignant le soutien reçu par de nombreuses associations de journalistes européens, de l'Union européenne de Radio-Télévision (UER), de la télévision franco-allemande Arte et de la télévision belge .

La principale banderole déployée devant le grand bâtiment historique de l'ERT, où pour la troisième journée consécutive des milliers de citoyens affluaient pour soutenir les 2 700 employés de l'organisme menacés de licenciement, appelait les citoyens "à ne pas restez sans réaction" car "on brade tout".