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12/06/2013 04:46 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

Syrie: Londres et ses alliés doivent être "prêts à faire plus" (Hague)

Londres et ses alliés doivent être "prêts à faire plus" pour sauver des vies en Syrie, ravagée par la guerre, a affirmé mercredi le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, à l'issue d'une rencontre avec son homologue américain John Kerry.

"Le Royaume-uni pense que la situation exige une approche forte, coordonnée et déterminée par nous (...) et nos alliés", a déclaré M. Hague, lors d'une conférence de presse commune à Washington.

Londres et Paris veulent livrer des armes aux rebelles syriens et ont poussé l'Union européenne à lever son embargo, alors que les Etats-Unis s'en tiennent pour l'instant à une aide conséquente -- mais non létale -- de 250 millions de dollars.

M. Hague s'est dit d'accord sur l'objectif d'une solution politique.

"Mais nous devrons être prêts à faire plus pour sauver des vies, pour mettre la pression sur le régime d'Assad afin qu'il négocie sérieusement, et pour empêcher le développement de l'extrémisme et du terrorisme", a-t-il prévenu.

Qualifiant la guerre en Syrie de "crise la plus urgente dans le monde aujourd'hui", M. Hague a prévenu que le régime du président Bachar al-Assad "semblait préparer de nouvelles attaques, mettant en danger des vies et la sécurité de centaines de Syriens qui déjà manquent de tout".

"L'étendue de la répression du régime et les souffrances qu'il a engendrées est inimaginable --une campagne de meurtres et de tyrannie lancée (...) depuis plus de 800 jours maintenant. Ce n'est pas seulement un affront moral mais une sérieuse menace pour la région entière", a-t-il affirmé.

M. Hague a confirmé avoir évoqué le conflit avec M. Kerry, mais les deux hommes ont dit n'avoir rien à annoncer en ce qui concerne l'envoi éventuel d'armes aux rebelles, alors que les forces d'Assad, soutenues par le mouvement chiite Hezbollah, regagnent du terrain face aux rebelles.

John Kerry a redit que les efforts diplomatiques visaient à trouver une solution politique qui "donne au peuple syrien l'occasion de prendre un nouveau départ pour choisir leurs futurs dirigeants".

"Nous avons dit que nous ferions tout ce que nous pourrions (...) pour aider l'opposition à atteindre ce but et parvenir à le mettre en oeuvre, et c'est ce que nous essayons de faire", a ajouté M. Kerry.

Le dirigeant américain a affirmé que l'administration américaine tenait des réunions "en ce moment pour peser les différentes options".

Washington a le plus grand mal à mettre sur pied sa conférence sur la Syrie, baptisée Genève-2, initiée avec Moscou et l'ONU et devant réunir à une même table des représentants de Damas et de l'opposition.

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