POLITIQUE
12/06/2013 02:48 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

Le projet de loi sur les soins de fin de vie bien accueilli (VIDÉO)

Le projet de loi sur les soins de fin de vie et l'encadrement de l'aide médicale à mourir présenté mercredi par la ministre Véronique Hivon est bien reçu par Québec solidaire, qui salue l'initiative péquiste.

Les élus de QS ont même félicité la ministre Hivon, pour avoir donné suite aux travaux de la commission « Mourir dans la dignité » en déposant un projet de loi axé sur les soins de fin de vie.

La formation d'opposition s'est du même souffle dit disposée à étudier le projet de loi dès l'automne.

« Nous nous réjouissons que le projet de loi reconnaisse à la fois le droit de bénéficier de soins palliatifs dans toutes les régions du Québec et celui de réclamer une aide médicale pour mettre fin à ses jours quand des critères très précis sont respectés. » — Amir Khadir, député de Québec solidaire

De son côté, la porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, estime que le projet de loi péquiste est équilibré et balise adéquatement le processus d'aide à mourir pour les patients en fin de vie. Ce projet de loi permettra selon elle d'éviter les abus qu'une telle mesure pourrait engendrer.

Une avancée « majeure »

Le projet de loi péquiste sur les soins de fin de vie a aussi été bien accueilli par le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) du réseau de la santé et des services sociaux.

Par voie de communiqué, le RPCU s'est réjoui du renforcement des soins palliatifs partout au Québec et de la reconnaissance que le projet de loi accorde au droit à « l'autonomie décisionnelle » des malades.

Le président du RPCU, Claude Ménard, a quant à lui salué le courage des parlementaires québécois d'avoir abordé cette question sensible et hautement morale, sociale et éthique.

Le président de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Claude Leblond, estime pour sa part que cette nouvelle étape est une avancée majeure qui confirme qu'une personne a le droit de prendre elle-même les décisions qui la concerne.

Le projet de loi 52, déposé par la ministre responsable du dossier Mourir dans la dignité, Véronique Hivon, établit les conditions permettant à une personne d'obtenir l'aide médicale à mourir ainsi que les exigences qui doivent être respectées avant qu'un médecin ne puisse l'administrer à un malade.

Outre l'encadrement de l'aide médicale à mourir, le projet de loi reconnaît le droit des patients à un accès aux soins palliatifs. Il en fait même une obligation pour le système de santé.

Ce projet de loi est le résultat d'une vaste consultation menée l'an dernier qui a donné lieu à une série de recommandations élaborées par un comité d'experts. Ceux-ci proposaient de revoir l'encadrement juridique de la fin de la vie pour permettre aux personnes mourantes de décider du moment et du lieu de leur mort et pour mieux protéger les personnes vulnérables.